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Articles avec #koicedon tag

Koicédon du 1er octobre : un tissu naturellement froissé

Publié le par Catherine Lenne

K270914Le koicédon de la semaine dernière était bien joli, vous l'avez dit! Certains l'ont même trouvé pratique (une paille pour siroter une boisson...) ! Il est les deux à la fois ! et pourtant si petit, microscopique... 

En effet, il manquait (volontairement) l'échelle ! Cette photo, empruntée au site de biologie Biomedia si bien fait (voir le lien link), est celle de fibres de lin grossies au moins 300 fois ! Chaque fibre est constituée d'une seule cellule végétale, très allongée (6 à 10 cm !) et très fine (un diamètre de 7 à 40 microns, c'est-à-dire pas plus de 40 millièmes de millimètre!).

lin-4020.jpgMais où sont donc ces fibres de lin? Où les cache le lin qui pousse dans nos champs ? A l'intérieur de ses tiges si frêles...

Coupons une tige de lin en rondelles très fines et observons la dentelle obtenue au microscope, sur une photo empruntée cette fois à Sébastien Alix, docteur de l'Université de Rouen : 

linLes fibres de lin sont les cellules brillantes, semblables à des petits pneus, groupées par paquets (des "faisceaux") à la périphérie de la tige de lin. Leur épaisseur est due à leur paroi épaisse, sorte de mur solide et résistant limitant la cellule.

lin-fibres-paroi.jpgVues d'encore plus près au microscope électronique, la paroi occupe un espace très large autour de la lumière centrale qu'occupait la cellule avant de mourir. C'est cette paroi épaisse et rigide, très riche en cellulose, qui confère à la fibre de lin, et au fil de lin constitué de nombreuses fibres accolées, sa résistance.

lin-fibres-genouillees.jpgEt la "pliure" de la "paille" ? On appelle cela un "genou", zone de "flambage" de la fibre sous l'effet des compressions subies lors de sa mise en place dans la tige. Les genoux se retrouvent dans le fil de lin et donc dans le tissu et forment alors des pliures : le lin est un tissu qui se froisse facilement ! 

 

 

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Le Koicédon du 1er octobre : un brin difficile...

Publié le par Catherine Lenne

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Le Koicédon du jour ne manque pas d'élégance, bien que ses genoux fragiles le froissent si facilement... Mais quoi c'est donc ??

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Le Koicédon du 07 mai, tigré mais protecteur...

Publié le par Catherine Lenne

K 2651C'est vert, ça pique... une feuille de chardon ?

Oui, mais pas n'importe lequel ! Bravo à ceux qui l'ont reconnu ! C'est le chardon-marie (Silybium marianum, Astéracées). Il est facile à distinguer parmi ces dizaines de chardons impossibles à identifier... Ses feuilles sont grandes, hérissées d'aiguillons agressifs et surtout marbrées de blanc ! Un véritable tigre aux dents acérées...

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Et pourquoi donc est-il "Marie", ce chardon ?? La légende dit qu'il est lié à la Vierge Marie fuyant la Judée pour l'Egypte afin d'échapper à Hérode. Elle se serait cachée sous un buisson de chardons pour donner le sein à l'Enfant. Quelques gouttes de son lait seraient tombées sur les feuilles, les marquant des marbrures caractéristiques de l'espèce...

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Koicédon du 07 mai : qui s'y frotte s'y pique

Publié le par Catherine Lenne

K-2651.jpgUn Koicédon pas très caressant, malgré son joli prénom...

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Le Koicédon du 30 avril : le fumeterre a la tête à l'envers

Publié le par Catherine Lenne

K-2712.jpgUn Koicédon particulièrement tordu... J'exagère... je vous l'ai proposé "tourné"...

Dans le bon sens : K-2712-2.jpg 

fumeterre 2711Du fumeterre (Fumaria officinalis, Fumariacées) !

Les fleurs du fumeterre sont particulières... je dirais même plus, tordues ! Mais naturellement, cette fois !

fumeterre-2712.jpgD'abord, ce sont des fleurs à symétrie bilatérale : elles possèdent un côté droit, un côté gauche, un dos et un ventre...  comme nous ! Elles ont donc deux côtés. On les appelle pour cette raison des fleurs zygomorphes : zygos en grec = joug, l'entrave qui servait à accrocher deux boeufs à la charrue... On retrouve cette racine dans nos zygomatiques, les muscles de nos deux joues.  

fumeterre-2712-2.jpgMais ce n'est pas leur particularité la plus marquante (car des fleurs zygomorphes, il y en a beaucoup... Voir pour exemple, le bugle rampant  le Bugle rampant, une innovation évolutive ou les lamiers  Un Lamier bien reconnaissable). Ce qui est rare et franchement beau, c'est qu'en plus d'être zygomorphes, les fleurs sont penchées à 90 degrés ! Elles ont la tête penchée, comme David Niven dans le film "Le cerveau ("the brain")". Leur plan de symétrie n'est "pas droit" mais tourné "d'un quart de tour" ! (pour les puristes, on dit que le plan de symétrie est perpendiculaire au plan floral, alors qu'ils sont confondus chez les lamiers ou le bugle...). Cette particularité, peu courante, lui donne cet aspect si étrange et si élégant !

Et pour terminer sur une note encore plus jolie, les fleurs semblent pourvues à leur base de deux petites ailes d'anges, blanches et délicatement découpées... deux sépales (flèches bleues). 

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Koicédon du 30 avril : "The brain"

Publié le par Catherine Lenne

K 2712Un Koicédon qui ne manque pas d'originalité et de perpendicularité...

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Un Koicédon un peu "sioux" ...

Publié le par Catherine Lenne

Le dernier Koicédon a donné du fil à retordre... Sioux, le peau-rouge !

Sedum album 8436

Vous aviez reconnu un épiderme (une "peau") mais à qui? Celui d'une feuille d'orpin blanc (Sedum album, Crassulacées), une plante grasse qui stocke de l'eau dans ses feuilles toutes rondes, dodues comme des outres. La plante résiste ainsi à la sécheresse des rocailles où elle aime s'étaler paresseusement au soleil (voir pour mémoire la page de la Botanique amusante Des plantes-chameaux sur le désert des rocailles).

Sedum-album-1277-2.jpgDe blanc, elle n'en a que les fleurs ! Ses feuilles sont ... rouges car sa "peau" est rouge !

stomates sedum 3574L'épiderme (ici grossi 40 fois au microscope) est en effet constitué d'une mosaïque de cellules aux formes contournées, étroitement accolées (pas de fuite d'eau vers l'extérieur entre ces pièces de puzzle !) et fréquemment emplies de pigments rouges (des anthocyanes). A quoi peut bien servir cette couleur ? Les tiges et feuilles des jeunes plantes aériennes en général et celles des plantes soumises à un fort ensoleillement en particulier (les plantes adaptées à la sécheresse comme les plantes grasses de rocailles) sont souvent parées de rouge. Les pigments anthocyanes, qui absorbent une certaine quantité de lumière, filtrent la forte lumière qui cuit les organes et protègent alors, du mieux qu'ils peuvent, les pigments verts de la photosynthèse, les chlorophylles dans les chloroplastes des cellules plus profondément enfouies dans la feuille. Un véritable écran solaire !

sedum stomates 3577Et les "petites bouches" visibles de temps à autre sur cet épiderme ? Ce sont des stomates (du grec stoma = bouche), de petites ouvertures réglables par la plante. Les flèches rouges ici indiquent l'emplacement des stomates : 2 cellules fines et emplies de vert (des chloroplastes) se font face (ce sont les cellules "de garde"), accolées comme les deux lèvres d'une bouche. Ici les stomates sont clos et on distingue mal les deux cellules qui gardent l'ouverture. Autour de ces petites bouches vertes, des cellules plus grosses emplies d'eau, ce sont les cellules-compagnes du stomate, au nombre de 3 ou 4. 

Par ces bouches, la plante échange ses gaz avec l'air extérieur, pour respirer et pour faire de la photosytnhèse (oxygène et dioxyde de carbone). Le problème, c'est que ces ouvertures laissent aussi échapper l'eau de la plante (sous forme de vapeur d'eau), et dans le cas des plantes de milieu sec, c'est un vrai problème !! La solution ? Ne pas faire comme toutes les autres plantes, qui ouvrent leur stomates le jour et les ferment la nuit. Chez les Crassulacées, c'est l'inverse ! Elles ferment les écoutilles le jour, quand il fait chaud et ne se réapprovisionnent en gaz que la nuit, à la fraîche ! 

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Koicédon du 16 avril : du "gras" sur de l'eau ?

Publié le par Catherine Lenne

stomates-sedum-3574.jpgUn  Koicédon tout en rondeur, tout en couleur, un peu de "gras" sur de l'eau...

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Le Koicédon du 9 avril : Voie lactée au cœur du jonc

Publié le par Catherine Lenne

K 3616Le Koicédon du 9 avril nous a mouillé les pieds...

C'est l'intérieur d'une plante qui pousse dans les lieux humides, prairies, zones tourbeuses, mais aussi tout simplement au bord de la mare derrière chez vous, ou encore dans le fossé sur le bord de la route...

Quelle plante ?? Un jonc !

jonc_82.jpgLes joncs sont des plantes à la floraison discrète. Ici le jonc diffus (Juncus effusus, Joncacées), qui pousse dru, en touffe, dans les lieux humides. C'est sa tige vert et cylindrique, que l'on a coupé et observé au microscope. Cette tige est "compressible", c'est-à-dire qu'elle s'écrase facilement entre deux doigts. Pourquoi? Parce que sa moëlle (le tissu intérieur qui remplit tout le coeur de la tige) est large et constituée de cellules toutes petites, en forme d'étoiles qui se tiennent par le bout des branches (notre Koicédon!).

jonc 3622Sur ce cliché pris au microscope, on voit un "petit visage" étrange qui nous regarde de ses 2 gros yeux clairs... C'est une nervure de la tige de jonc, qui transporte l'eau (sève brute) et les sucres (sève élaborée) à travers toute la plante. La moëlle étoilée, typique du jonc, constitue une zone où l'air circule facilement dans les trous délimités par les branches des étoiles. Ce tissu aéré, un vrai laryrinthe de galeries remplies de courants d'air, est appelé aérenchyme (ou parenchyme aérifère, littéralement "qui porte l'air"). Rappelons-nous, les plantes aquatiques, celles qui vivent dans l'eau complètement immergées ou les pieds dans l'eau et la tête à l'air libre comme ce jonc, présentent des particularités qui leur permettent de survivre dans le milieu aquatique : vivre dans l'eau alors qu'on n'est pas une algue, pas simple !  

La principale difficulté? Respirer ! Comme nous, animal terrestre, avons besoin d'air pour respirer, les hydrophytes, plantes terrestres retournées secondairement à l'eau, ont besoin d'air pour respirer ! La solution ? Faire circuler l'air (ou même le stocker en réserve) en grande quantité à partir des parties émergées, à travers des trous qui communiquent entre eux : l'aérenchyme ! Pour mémoire, le sparganium, déjà rencontré sur le blog, avait la même particularité ( Koicédon du 23 octobre : des baleines vertes dans les zones humides).

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Koicédon du 9 avril : on reste les pieds dans l'eau ?

Publié le par Catherine Lenne

K-3616.jpgOn reste les pieds dans l'eau avec ce Koicédon très classique ...

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