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Pourquoi les orties piquent?

Urtica dioica 

Les orties, ça pique si on touche leurs feuilles, ou leurs tiges. Et leur piqûre on s’en souvient longtemps ! Un contact léger suffit ! On effleure les feuilles ou la tige, et ça y est, des cloques se forment sur la peau, elle devient rouge car le sang y afflue (on dit bien que les orties, ça fouette le sang), la démangeaison est forte, elle s’accompagne d’une brûlure lancinante.

 

Pourquoi un « simple contact » suffit ? Qu’est-ce qu’elle a, cette plante, que n’ont pas les autres ?

Elle est entièrement recouverte de petits poils (épidermiques) dont les plus longs sont modifiés en aiguilles, genre « seringue hypodermique ». Chacun de ces poils est suffisamment résistant pour s’enfoncer à travers la peau (la cloison de ce poil est renforcée d’une substance chimique rencontrée habituellement dans la pierre ou le verre, la silice !) et suffisamment peu résistant pour s’y briser et libérer son contenu liquide ! (l’extrémité de la seringue est effilée et resserrée comme une ampoule de médicaments. Elle se fiche dans la peau et s’y brise comme du verre).

 

Pourquoi ça brûle ? Qu’est-ce qu’il y a dans le poil ?

Chaque poil est en fait une cellule très allongée, dont la « cloison » (la paroi) est renforcée par de la silice, on l’a vu. Le poil contient un liquide urticant, riche en acide formique. L’acide formique, ça brûle ! C’est une substance que fabriquent aussi les fourmis et qu’elles projettent sur leur agresseur ; c’est aussi une substance que l’on trouve dans le dard de l’abeille. 

 

Mais l’ortie, pourquoi pique-t-elle ? Peut-on y voir un intérêt pour elle ?

On pense bien sûr à une forme de défense contre les herbivores, mais pourtant de nombreux animaux apprécient l’ortie : - des papillons qui y pondent et s’y développent (comme le vulcain et le paon-du-jour, 2 superbes papillons diurnes), - d’autres animaux l’utilisent comme garde-manger (les coccinelles et leur stock de pucerons …), - d’autres encore s’en nourrissent, y trouvant une source importante de vitamines (cervidés, bétail). L’homme lui-même se sert de l’ortie comme fertilisant naturel (riche en sels minéraux et oligoéléments), ou dans son alimentation (la fameuse soupe d’orties…) ou celle du bétail. Reste à savoir comment s’y prendre pour les cueillir…une bonne paire de gants ou bien des « trucs » de grand-mère, comme celui de se passer les mains dans les cheveux 2 ou 3 fois avant la cueillette !