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Le rosier des chiens

églantier fleur 2On rencontre fréquemment dans les haies de nos bocages ou de nos montagnes le rosier sauvage (Rosa gr. canina, Rosacées), appelé aussi rosier des chiens ou églantier. Ses rameaux sont épineux et sa feuille est composée de folioles en nombres impairs. L’églantier a servi à l’obtention par croisement de nombreux hybrides de roses cultivées, et c’est en plus leur  porte-greffe le plus fréquent car c’est un rosier sauvage particulièrement résistant aux maladies et aux contraintes environnementales.

Sa fleur, variable d'un églantier à l'autre, est caractérisée par 5 pétales blancs à roses, de nombreuses étamines (sexe mâle de la fleur) et de nombreux carpelles (sexe femelle). Les carpelles sont velus à leur pointe et enfoncés dans le réceptacle de la fleur, comme dans une urne. Des insectes butineurs, attirés par les parfums, visitent la fleur et permettent le transport du pollen jusqu’aux carpelles. La fécondation des carpelles conduit à la transformation de la fleur en fruit.

églantier fruitLe fruit issu de la fécondation de la fleur est le cynorrhodon, un nom grec bien complexe pour désigner encore la « rose des chiens ». Dans les campagnes, on l’appelle « gratte-cul » car ce fruit, ou plutôt « faux-fruit », est formé par le réceptacle charnu de la fleur (l’urne transformée) contenant les « vrais » fruits : chaque carpelle à l’extrémité velue s’est métamorphosé en petit fruit sec (akène) portant à son extrémité des poils très irritants… Les garnements de tous temps ramassent le cynorrhodon pour en faire le poil à gratter ! Leurs mères et grands-mères le récoltent après les premières gelées de l’automne pour en faire sirops et confitures : le cynorrhodon est particulièrement riche en vitamine C. églantier fruit 3

 

églantier bédégarEnfin, si vous cherchez un peu, vous découvrirez sur les rameaux de l’églantier des excroissances ébourriffées : ce sont les bédégars, terme persant qui signifierait « emporté par le vent ». Ce sont des galles provoquées par la ponte d’un minuscule hyménoptère, un cynips répondant au doux nom de Diplolepsis rosae. A l’intérieur de la galle, des loges abritent les larves du cynips pendant l’hiver et ce jusqu’à leur éclosion au printemps.