Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Au printemps, que fait le bourgeon quand il est réveillé ?

bourgeon-en-debourrement.jpgcicatrices.jpg

Au printemps, lorsqu'il s'éveille, le bourgeon s’ouvre et son contenu « sort » des écailles par allongement des structures qu’il contient : le bourgeon se développe. C’est le débourrement. Les écailles extérieures s’écartent puis tombent. On peut suivre sur les clichés les étapes du débourrement d’un bourgeon de châtaignier (Castanea sativa, Fagacées).

La chute des écailles laissent des marques cicatricielles sur la branche, en forme d’anneaux, les cicatrices annulaires (flèches rouges sur le cliché d'une branche de peuplier tremble, à gauche). Puisque chaque année au printemps, les écailles des bourgeons tombent, les cicatrices annulaires laissées sur la branche permettent de savoir où était le bourgeon terminal, et ainsi de délimiter une année de fonctionnement du bourgeon et d’allongement de la branche. On peut donc dater une branche, compter son âge en comptant les intervalles entre deux zones de cicatrices annulaires !

 

Puis les feuilles se déplient et grandissent. A l’intérieur du bourgeon se trouve une petite zone active, capable de fabriquer de nouvelles feuilles : le méristème. C’est cette zone qui a fabriqué l’été dernier les feuilles enfermées dans le bourgeon pendant l’hiver. Elle reprend son activité de fabrication de feuilles. Ainsi, si les premières feuilles sont issues des bourgeons et sont donc de « vieilles feuilles » nées l’année passée, il y a aussi fabrication de nouvelles feuilles au printemps.

En parallèle, les intervalles situés entre les feuilles, les entrenœuds, très réduits dans le bourgeon, s’allongent eux-aussi fortement au moment du débourrement, pour construire la jeune tige feuillée. Le développement du bourgeon conduit à l’allongement d’une nouvelle tige (une branche, un rameau) couverte de feuilles.

Le bourgeon, c’est finalement ni plus ni moins une tige miniature, « télescopée » et rangée avec soin, sans perte d’espace, dans les écailles du bourgeon, comme une antenne radio rangée dans son compartiment…