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Koicédon du 30 avril : "The brain"

Publié le par Catherine Lenne

K 2712Un Koicédon qui ne manque pas d'originalité et de perpendicularité...

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Un Koicédon un peu "sioux" ...

Publié le par Catherine Lenne

Le dernier Koicédon a donné du fil à retordre... Sioux, le peau-rouge !

Sedum album 8436

Vous aviez reconnu un épiderme (une "peau") mais à qui? Celui d'une feuille d'orpin blanc (Sedum album, Crassulacées), une plante grasse qui stocke de l'eau dans ses feuilles toutes rondes, dodues comme des outres. La plante résiste ainsi à la sécheresse des rocailles où elle aime s'étaler paresseusement au soleil (voir pour mémoire la page de la Botanique amusante Des plantes-chameaux sur le désert des rocailles).

Sedum-album-1277-2.jpgDe blanc, elle n'en a que les fleurs ! Ses feuilles sont ... rouges car sa "peau" est rouge !

stomates sedum 3574L'épiderme (ici grossi 40 fois au microscope) est en effet constitué d'une mosaïque de cellules aux formes contournées, étroitement accolées (pas de fuite d'eau vers l'extérieur entre ces pièces de puzzle !) et fréquemment emplies de pigments rouges (des anthocyanes). A quoi peut bien servir cette couleur ? Les tiges et feuilles des jeunes plantes aériennes en général et celles des plantes soumises à un fort ensoleillement en particulier (les plantes adaptées à la sécheresse comme les plantes grasses de rocailles) sont souvent parées de rouge. Les pigments anthocyanes, qui absorbent une certaine quantité de lumière, filtrent la forte lumière qui cuit les organes et protègent alors, du mieux qu'ils peuvent, les pigments verts de la photosynthèse, les chlorophylles dans les chloroplastes des cellules plus profondément enfouies dans la feuille. Un véritable écran solaire !

sedum stomates 3577Et les "petites bouches" visibles de temps à autre sur cet épiderme ? Ce sont des stomates (du grec stoma = bouche), de petites ouvertures réglables par la plante. Les flèches rouges ici indiquent l'emplacement des stomates : 2 cellules fines et emplies de vert (des chloroplastes) se font face (ce sont les cellules "de garde"), accolées comme les deux lèvres d'une bouche. Ici les stomates sont clos et on distingue mal les deux cellules qui gardent l'ouverture. Autour de ces petites bouches vertes, des cellules plus grosses emplies d'eau, ce sont les cellules-compagnes du stomate, au nombre de 3 ou 4. 

Par ces bouches, la plante échange ses gaz avec l'air extérieur, pour respirer et pour faire de la photosytnhèse (oxygène et dioxyde de carbone). Le problème, c'est que ces ouvertures laissent aussi échapper l'eau de la plante (sous forme de vapeur d'eau), et dans le cas des plantes de milieu sec, c'est un vrai problème !! La solution ? Ne pas faire comme toutes les autres plantes, qui ouvrent leur stomates le jour et les ferment la nuit. Chez les Crassulacées, c'est l'inverse ! Elles ferment les écoutilles le jour, quand il fait chaud et ne se réapprovisionnent en gaz que la nuit, à la fraîche ! 

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Koicédon du 16 avril : du "gras" sur de l'eau ?

Publié le par Catherine Lenne

stomates-sedum-3574.jpgUn  Koicédon tout en rondeur, tout en couleur, un peu de "gras" sur de l'eau...

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Pour la beauté du jonc...

Publié le par Catherine Lenne

jonc-de-jacquin-8058.jpgPeux pas résister... Juste pour la beauté du jonc ! Ou plutôt d'un autre jonc que celui d'hier, moins commun, photographié au col du Lautaret, dans les marais de la Guisane : le jonc de jacquin (Juncus jacquini)). Ses fleurs discrètes sont de toute beauté, grâce à ses pistils rouges et allongés.

Jonc-de-Jacquin.jpg 

 

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Le Koicédon du 9 avril : Voie lactée au cœur du jonc

Publié le par Catherine Lenne

K 3616Le Koicédon du 9 avril nous a mouillé les pieds...

C'est l'intérieur d'une plante qui pousse dans les lieux humides, prairies, zones tourbeuses, mais aussi tout simplement au bord de la mare derrière chez vous, ou encore dans le fossé sur le bord de la route...

Quelle plante ?? Un jonc !

jonc_82.jpgLes joncs sont des plantes à la floraison discrète. Ici le jonc diffus (Juncus effusus, Joncacées), qui pousse dru, en touffe, dans les lieux humides. C'est sa tige vert et cylindrique, que l'on a coupé et observé au microscope. Cette tige est "compressible", c'est-à-dire qu'elle s'écrase facilement entre deux doigts. Pourquoi? Parce que sa moëlle (le tissu intérieur qui remplit tout le coeur de la tige) est large et constituée de cellules toutes petites, en forme d'étoiles qui se tiennent par le bout des branches (notre Koicédon!).

jonc 3622Sur ce cliché pris au microscope, on voit un "petit visage" étrange qui nous regarde de ses 2 gros yeux clairs... C'est une nervure de la tige de jonc, qui transporte l'eau (sève brute) et les sucres (sève élaborée) à travers toute la plante. La moëlle étoilée, typique du jonc, constitue une zone où l'air circule facilement dans les trous délimités par les branches des étoiles. Ce tissu aéré, un vrai laryrinthe de galeries remplies de courants d'air, est appelé aérenchyme (ou parenchyme aérifère, littéralement "qui porte l'air"). Rappelons-nous, les plantes aquatiques, celles qui vivent dans l'eau complètement immergées ou les pieds dans l'eau et la tête à l'air libre comme ce jonc, présentent des particularités qui leur permettent de survivre dans le milieu aquatique : vivre dans l'eau alors qu'on n'est pas une algue, pas simple !  

La principale difficulté? Respirer ! Comme nous, animal terrestre, avons besoin d'air pour respirer, les hydrophytes, plantes terrestres retournées secondairement à l'eau, ont besoin d'air pour respirer ! La solution ? Faire circuler l'air (ou même le stocker en réserve) en grande quantité à partir des parties émergées, à travers des trous qui communiquent entre eux : l'aérenchyme ! Pour mémoire, le sparganium, déjà rencontré sur le blog, avait la même particularité ( Koicédon du 23 octobre : des baleines vertes dans les zones humides).

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A côté des pompons et du rose...

Publié le par Catherine Lenne

692.jpgEt pour finir la semaine en poésie et en beauté, une inflorescence passée, entre les pompons blancs des linaigrettes (voir mardi...) et le rose des orchis tachetés (voir jeudi...). 

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(Des pompons) et du rose...

Publié le par Catherine Lenne

Eriophorum-polystachion-677.jpgEt le rose du tableau de mardi, derrière les pompons blancs de la linaigrette ?? 

Dactylorhiza maculata 690L'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata, Orchidacées). Une orchidée commune des zones humides, aux feuilles tachetées de noir et aux fleurs blanches à rose, pourvues de jolies taches fushia sur le labelle (le pétale du bas). Et pourquoi est-ce donc une orchidée, dites-moi ? Vous ne savez plus ? Révision sur la page Comment reconnaître à coup sûr une orchidée ?  et interro la semaine prochaine !! Dactylorhiza-maculata-683.jpg

 

 

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Koicédon du 9 avril : on reste les pieds dans l'eau ?

Publié le par Catherine Lenne

K-3616.jpgOn reste les pieds dans l'eau avec ce Koicédon très classique ...

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Des Pompons

Publié le par Catherine Lenne

Eriophorum-polystachion-673.jpgUn tableau tendre et léger de pompons blancs sur fond rose... Une prairie humide en altitude, en juillet. Les pompons blancs sont des plantes proches des Carex (les laîches) ou du papyrus : ce sont des linaigrettes (pas des vinaigrettes, attention...). Eriophorum polystachion, la linaigrette à plusieurs épis (ou à feuilles étroites). Ce sont ses fruits qui portent de longs poils blancs, facilitant leur dissémination par le vent (on parle d'anémochorie, pour les amateurs de gros mots).Eriophorum-polystachion-681.jpg

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Le Koicédon du 26 mars : une gourmande outrée !

Publié le par Catherine Lenne

K2783Un Koicédon observé au microscope, une fois n'est pas coutume ! Je vous ai proposé une petite chose, à peine plus grande qu'un millimètre! 

C'est une outre d'utriculaire (Utricularia sp., Lentibulariacées). Qu'est-ce que c'est que cette bête-là?? Une plante aquatique (une hydrophyte, voir pour mémoire le Koicédon du 23 octobre dernier sur le Sparganium et l'article qui lui est consacré Koicédon du 23 octobre : des baleines vertes dans les zones humides, une autre plante aquatique).

114-Utriculaire.jpgL'utriculaire est complètement immergée : sa tige porte des feuilles laciniées (très découpées) qui n'opposent pas de résistance aux courants. Et bizarrement, elles portent de tout petits renflements creux : des outres. 

utriculaire-17.jpgCes outres sont des pièges à petites bêtes car la belle est carnivore. Elle vit dans des eaux stagnantes, froides, des lacs-tourbières très souvent. Tourbière Lacoste 167-70

Chaque outre est fermée par un clapet (on le voit quelque peu "replié" sur la photo de microscopie), garni de quelques poils sensibles ressemblant à des algues filamenteuses bercées par les mouvements de l'eau, pour une petite daphnie innocente (sorte de minuscule crevette d'eau douce) et qui n'a pas bien les yeux en face des trous...

Le piège est un "piège à succion". L'intérieur de l'outre est  en dépression : l'eau en a été activement évacuée par la plante pendant la "phase d'armement" du piège et les parois de l'outre sont tendues, chargées d'énergie élastique prête à se libérer à la moindre pécadille. De même, le clapet est bombé vers l'extérieur à la limite de l'instabilité, comme une puce en caoutchouc retournée sur une table...  Lorsque la daphnie brouteuse frôle les poils sensibles, le clapet se déforme instantanément et s'ouvre. La libération de l'énergie élastique contenue dans les parois de l'outre crée un mini-tourbillon qui aspire la daphnie en un éclair ! Le piège refermé, les cellules de l'outre sécrètent alors des enzymes qui digèrent la bestiole, comme nos enzymes gloutons digère le bifsteck. La même digestion externe, finalement! Le résultat de cette digestion (les nutriments) est ensuite absorbé par les cellules de l'outre. Pour voir la chose en "vrai" et en mouvement, un lien signalé par l'un d'entre vous (merci, Pierre!) : link

La "carnivorie" représente un apport non négligeable de produits azotés (les produits carnés) pour cette plante qui vit en milieu extrême : en effet, la nutrition azotée est un problème majeur pour les plantes vivant en tourbière où le recyclage de la matière organique morte se fait mal (ou trop lentement, du fait du froid, du manque d'oxygénation et de l'acidité de l'eau, tous facteurs ne favorisant pas spécialement les bactéries recycleuses). 

Dernière précision, l'utriculaire est bien une hydrophyte (une plante terrestre "retournée secondairement à l'eau") et non une algue ! La preuve ? Sa fleur...utriculaire-2889.jpg

 

 

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