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Feu d'artifice

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Mauve 1416Symbole de douceur et d'amour, la mauve musquée (Malva moschata, Malvacées) est une plante sauvage charmante et décorative. Petit arbuste robuste et se répandant facilement, même dans les jardins, elle aime l'azote, c'est une plante nitrophile. Son nom est lié à son odeur légèrement musquée. Comme ses cousines Rose trémière et Hibiscus, ses fleurs roses possèdent un appareil reproducteur mâle très étonnant : ses étamines sont rassemblées et soudées entre elles pour former une colonne centrale qui s'épanouit à son sommet comme un feu d'artifice. Le pistil coulissera ensuite dans ce tube séminal pour émerger à son sommet, lorsque les étamines seront flétries. Ce dispositif assure, malgré la proximité des deux sexes, une pollinisation croisée (le pollen de la fleur ne peut féconder le pistil de cette même fleur puisque les maturités sont décalées dans le temps).

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Séparer le bon grain de l'ivraie

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Lolium perenne 6078L'ivraie (Lolium perenne, Poacées) est une graminée sauvage, excellent fourragère des bonnes prairies, résistant bien au piétinement du bétail. Elle est aussi appelée "Ray-grass" anglais et est semée dans nos gazons.

Pourtant, selon Matthieu, Jésus compare le mal à l'ivraie et préconise de "séparer le bon grain de l'ivraie". Dans la parabole, elle est jugée nuisible car elle provoquerait une forme d'ivresse. Le nom d'ivraie dériverait d'ailleurs du mot latin "ebriacus" qui signifie "ivresse".

Lorsque l'ivraie germe dans un champ de blé, on ne peut distinguer ses jeunes pousses de celles du blé. Dans la parabole du bon grain et de l'ivraie, il est préconisé de ne pas chercher à l'arracher avant que la moisson soit prête, pour ne pas risquer d'arracher le blé. Il faut donc attendre le bon moment pour ramasser l'ivraie et la jeter au feu... comme il faut attendre le Jugement dernier pour faire le tri entre les hommes de bien et les autres. Nombreuses sont les paraboles qui s'appuient sur le quotidien des paysans, images simples et connues du public et qui servaient à enseigner de façon claire !

Alors comment reconnaître l'ivraie du bon grain ? Facile ! Ses épillets sont insérés sur deux rangs le long de l'axe de l'épi et ce d'une manière caractéristique : ils sont adossés à l'axe et pour cela, il manque à chacun une glumelle (sorte de "pétale" écailleux vert foncé qui limite l'épillet).

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Une Rosacée portant "velcro"

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Aigremoine

L'aigremoine (Agrimonia eupatorium, Rosacées) est une cousine de la rose ! Elle pousse dans les décombres et les bords de chemin, aimant l'azote que l'homme et ses troupeaux déversent dans la nature. Sa fleur à 5 pétales possède comme la rose de nombreuses étamines mais son pistil situé sous les étamines se transforme après la fécondation en un fruit sec poilu et non en un fruit charnu comme le cynorrhodon du rosier sauvage (voir l'article La botanique amusante du lundi : zoom sur le rosier sauvage  et la page correspondante). Dans le cas de l'aigremoine, le fruit tourné vers le sol est hérissé de poils crochus qui s'accrochent dans les fourrures et les chaussettes, tel un "velcro" naturel. Ils assurent par ce système la dissémination des fruits contenant les graines, via animal interposé (c'est de l'exozoochorie).  

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La Botanique amusante : Relictes glaciaires, des témoins du passé

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ligulaire de Sibérie 2

 

 

 

 

 

 

 

 

Le RDV du lundi continue : la page de la Botanique amusante (cliquez ci-contre) vous dévoile l'existence en France de plantes héritées du passé, les relictes glaciaires telles que la Ligulaire de Sibérie.

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Discrète et fragile clochette

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Campanula rotundifoliaLa Campanule à feuilles rondes (Campanula rotundifolia, Campanulacées) agite ses clochettes bleutées au vent. Ses belles couleurs, sa fragilité la font apprécier des promeneurs. On distingue au centre de la corolle le pistil à 3 cornes. Petit bouquet de fleurs des champs, renoncez à la cueillir, elle fâne si vite qu'elle ne mérite pas un tel traitement !

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Héliotrope scorpioïde

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

HéliotropeL'héliotrope (Heliotropium europaeum, Borraginacées) trompe bien son monde... Son nom semble signifier qu'elle se tourne en poussant vers la lumière (helios = le soleil, tropisme = mouvement de croissance). Un petit air de tournesol? En fait, seules ses feuilles auraient cette capacité. Ses fleurs sont quant à elles insérées sur une inflorescence qui s'enroule comme une queue de scorpion : on l'appelle pour cette raison la cyme scorpioïde. Toutes les Borraginacées ont cette particularité, c'est un caractère familial ! (voir aussi la page sur le myosotis, Le myosotis : une fleur qui "parle"). L'héliotrope est une plante plutôt méditerranéenne, mais qui peut aussi se rencontrer sur les trottoirs de Clermont-Ferrand!

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Envoûtement par thigmomorphogenèse

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

chèvrefeuilleLe chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum, Caprifoliacées) est une plante envoûtante : le parfum de ses fleurs force le promeneur à le chercher dans les fourrés du sous-bois. C'est aussi une plante envoûtante par son port : elle s'enroule lassivement autour des jeunes troncs, c'est une liane.

chèvrefeuille 1800Comment sa tige volubile pousse-t-elle en épousant ainsi son support ? Elle fait pour cela de la thigmomorphogenèse... Un gros mot pour désigner un développement (-morphogenèse) en réponse au toucher (thigmo-, racine grecque pour toucher). Dès qu'un côté de  la liane touche un support, ce côté-là s'allonge alors moins vite que le côté opposé, et ceci en réponse à cette sensation. Le résultat est que la tige s'enroule autour du support. Qui a dit que les plantes ne "sentaient" rien ??   

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Une fausse bruyère

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

calluneLa callune (Calluna vulgaris, Ericacées) se donne des airs de bruyère... Appelée bruyère par tous, elle n'est pourtant que sa cousine! C'est une fausse bruyère! De la même famille, celle des Ericacées, elle pousse dans des conditions comparables de landes, sur terrains acides. Comment ne pas se tromper? Facile, il suffit de regarder de près ses petites feuilles dodues : elles sont pratiquement collées à la tige alors que les vraies bruyères (du genre Erica) ont de petites feuilles qui s'écartent de la tige. Autre truc, les fleurs de la callune ont une corolle ouverte (on devine les pointes des pétales) alors que chez les vraies bruyères, les fleurs sont de petites clochettes, en boule.

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Petite pause estivale ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Port de Naoussa Ile de ParosUn ailleurs, un parfum de vacances, quelques rayons de soleil, une autre flore... Des Fleurs à notre Porte revient bientôt ! Merci de votre fidélité !

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Beauté bleue

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Eryngium alpinum 2Le chardon bleu des Alpes (Eryngium alpinum, Apiacées) est une haute plante de toute beauté. Surnommée Reine des Alpes, elle n'a pourtant rien d'un vrai chardon (famille des Astéracées). Ses petites fleurs blanches, minuscules, sont serrées en une tête oblongue, entourées d'une couronne de bractées bleutées. Ses feuilles, aux dents épineuses, lui donnent un air de chardon. Sa couleur persistante dans les bouquets secs, ainsi que sa grande élégance, lui ont valu d'être impitoyablement cueillie ... Résultat, elle est devenue très rare à l'état sauvage dans son aire de répartition (les Alpes). Inscrite sur la liste des espèces protégées, elle subsiste actuellement en de grands champs bleutés spectaculaires en quelques stations des Alpes proches de Briançon (Vallon du Fournel, Réserve botanique).Eryngium alpinum 

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