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Pensée

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Guery-164.jpgContemplation silencieuse. Une pensée. 

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Un abri pour sans-logis

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Galle-tremble-1446.jpgLe Koicédon de mercredi dernier est une boursouflure se développant dès le mois de mai sur le pétiole des feuilles de peuplier tremble ; boursouflure un peu renflée, rougeâtre.

Galle-tremble-1448.jpgSi l'on observe la boursouflure de près, on y triuve une petite ouverture, un ostiole. Mais qui donc est entré par cette porte ?

Galle-tremble-1478.jpg

Allez, tant pis, je coupe... Trop envie de découvrir l'intérieur du décor ... De petites galeries creusent la boursouflure et dans chacune d'entre elles, comme un petit mineur de fond, une larve ! La boursouflure est un abri pour sans-logis ! C'est une galle, sorte d'excroissance végétale, construite par le végétal (ici le pétiole de la feuille) en réponse à la piqûre d'un  insecte, Harmandia cavernosa, un petit diptère qui a pondu là ses oeufs. Chacun se développe en une petite larve qui creuse et se nourrit de la galle. Une sorte de HLM tout confort pour les bébés insectes cécidomyides (qui sont donc cécidiogènes, ou plus simplement générateurs de galles.. car galle = cécidie dans le langage biologique). Ces galles sont inoffensives pour l'arbre. Les galles sont nombreuses dans la nature, nous en retrouverons d'autres (nous avions déjà vu, dans un autre Koicédon, celle du hêtre :  Le Koicédon de mercredi dernier : un locataire peu scrupuleux).

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Un bourdon très intrigant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ophrys-mute-1291.jpgLe même "bourdon" qu'hier ... mais surprise !  que lui arrive-t-il à celui-là ? Celui du haut ? 

Ophrys muté 1291 2 Une fleur mutante ! On reconnaît les trois sépales roses, un seul pétale petit, triangulaire et rose aussi (à droite) et la colonne centrale de la fleur : le gynostème avec ses deux pollinies et le renflement de la base qui est l'ouverture de l'ovaire, c'est-à-dire le stigmate (l'ovaire, rappelons-nous, c'est la "petite queue" de la fleur, qui la rattache à la tige). Voilà donc une fleur incomplète, à qui il manque 2 pétales : un deuxième petit triangulaire rose et le gros labelle marron, velu qui ressemble au bourdon. Autant dire qu'elle est très handicapée pour être visitée par un insecte pollinisateur ... Heureusement que sa voisine de l'étage d'en-dessous est un peu plus "normale" ... encore que ... si l'on est très attentif, on constate qu'il lui manque à elle aussi des morceaux ! Un sépale et un pétale ! C'est la plante entière qui est furieusement intrigante ! Des mutations dans son patrimoine génétique l'ont transformée radicalement. Pas sûr qu'elle sera pollinisée et que sa reproduction sexuée se fera ! 

Les mutations ne sont pas rares dans la nature. Parfois létales et alors la plante ne se développe pas, parfois non mortelles dans l'immédiat, comme c'est le cas ici, et donnant alors naissance à des "monstres" végétaux... monstres au sens de différents, et tous cas au succès reproductif incertain. 

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Un bourdon très attirant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ophrys-fuciflora-1252.jpgL'ophrys bourdon (Ophrys fuciflora, Orchidacées) est une de ces belles orchidées sauvages de nos pelouses sèches calcaires. Pas facile à repérer, la plante passe facilement inaperçue car verte sur fond vert, gracile sur fond d'herbes . Seules les taches marron qui s'accrochent à la tige la trahissent : on dirait de loin des bourdons posés sur une herbe ...

Ophrys-fuciflora-1256.jpgUn bourdon dodu, velu, aux belles couleurs contrastées marron et jaune, aux ailes déployées roses ... La fleur de l'orchidée mime l'aspect, la taille et la texture poilue du bourdon. De plus, elle exale des parfums proches des phéromones sexuelles trompant l'hyméoptère qui croit reconnaître dans la fleur ... sa petite amie ! Il s'accouple avec elle et ce faisant, décroche les deux amas de pollen jaune de la fleur (les pollinies) situées sous le chapeau-bec (le gynostème). La pollinisation est ici complexe, passant par un mimétisme de forme et d'odeur très poussé. Fleur et insecte ont coévolué en parallèle, aboutissant à un degré de ressemblance élevé et une pollinisation spécifique. 

Pour mémoire et pour le plaisir, on relira les articles sur les orchidées :  Comment reconnaître à coup sûr une orchidée ? et  Une araignée haut perchée ...

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Koicédon du 6 juin : un koicédon à trou ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-1448.jpgDrôle de Koicédon à trou ... Mais qui est-ce ?

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Des ombres chinoises un peu trop obscures ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K 1147Mon Koicédon de mercredi dernier (le Koicédon du 30 mai : ombres chinoises...) ne semble pas vous avoir inspirés... Trop difficile, trop peu de choses reconnaissables peut-être, trop obscur ... Les feuilles sur la photo, à qui appartiennent-elles ? On devine dans le coin en bas à gauche une nervure centrale : les feuilles sont en fait les folioles d'une feuille composée. Et l'ombre ? Celle de l'inflorescence de la plante, sinon cela aurait été vraiment trop difficile. De petites fleurs donc, en boule et agencées en ... en quoi, au fait ? 

sureau-1149.jpgLe Koicédon vu de plus loin ... Les fleurs sont encore en bouton, d'où leurs ombres de petites boules ... La feuille est bien une feuille composée de 7 folioles en général. Il ne vous manquait que l'odeur, pas très agréable, qui se dégage du froissement des feuilles. 

sureau-1138.jpgLe sureau noir (Sambucus nigra, Caprifoliacées) est un arbuste commun de nos campagnes et moyennes montagnes. Très fréquent, il est en fleur en ce moment : l'inflorescence est un corymbe ; cela ressemble à une ombelle car les petites fleurs semblent toutes placées dans un même plan mais les pédoncules floraux ne sont pas tous insérés au même endroit et ont donc des longueurs variables. 

sureau-9183.jpgOn retrouvera cette disposition en corymbe plus tard sur les fruits, de petites baies d'abord vertes, puis rougissantes jusqu'au noir, comestibles, trésor de la confiture de sureau. 

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Épousailles grimpantes

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

8503-L-periclymenum.jpgLe chèvrefeuille (Lonicera periclymenum, Caprifoliacées) est une liane grimpante. Elle grimpe, elle grimpe ... mais comment fait-elle ? Sa tige s'allonge rapidement en épousant un support (ici une branche épineuse de prunelier [Prunus spinosa, rosacées]). Comment fait-elle pour effectuer un virage serré autour de ce support ? Elle fait de la thigmomorphogenèse... C'est une réponse de croissance au toucher. Expliquons : la tige est "touchée" par le support (flèches rouges), elle le "sent" et répond à cette caresse par une croissance modifiée de sa tige en ce point. La face touchée croît moins vite que la face opposée, non touchée. Le résultat est que la tige s'enroule au niveau du point de contact, autour du support. Envoûtant, n'est-ce pas ?

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Jules Verne avait raison

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

peridotite-869.jpgDu vert pas végétal ... du vert qui brille et scintille ... dans un caillou ...

peridotite-883.jpgC'est ce qu'on peut trouver avec un peu de chance et un marteau de géologue dans les restes des volcans d'Auvergne... Ici un  morceau de lave refroidie (du basalte), incluant un caillou vert, "étranger" à cette lave, c'est-à-dire formé ailleurs, dans un autre temps que cette lave : un xénolithe disent les géologues.

C'est un morceau de péridotite, arraché au manteau de la terre (sous la croûte terrestre, à plusieurs km de profondeur !). Le vert dominant, c'est le minéral olivine. Comment ce morce"au de manteau se trouve-t-il en surface ? Grâce au magma qui s'est formé en profondeur et est remonté via une cheminée volcanique jusqu'à la surface, au moment d'une explosion volcanique (ici trouvé dans la carrière de Beaunit, dans le Puy-de-Dôme). Le magma a entraîné avec lui des bouts de ce qui l'entourait, ici le manteau. On peut d'ailleurs aussi trouver dans des fragments de basalte des bouts de croûte. Ce processus donne accès aux profondeurs de la terre, alors qu'on ne peut atteindre le manteau ... Les rêves de Jules Verne à portée de marteau.

Pour plus d'info, RDV chez mon ami Christian, grand Professeur devant l'Eternel ... link

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Koicédon du 30 mai : ombres chinoises

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-1147.jpgTout en ombres et demi-teintes, le Koicédon de ce mercredi est si banal ! Mais Koicédon ?

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Koicédon du 22 mai : La balançoire à insecte

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Sauge 912Le Koicédon de mercredi dernier se révèle ... Deux étamines courbes, ancrées sur un bout de pétale violet... 

Changement d'échelle : le Koicédon vient d'une fleur de ...

sauge 1653... sauge (Salvia pratensis, Lamiacées) ! La sauge est une Lamiacée à deux étamines seulement (ses cousines de la même famille en ont toutes quatre). De plus les deux étamines sont très spéciales ...

étamines lisUne étamine normalement, comme chez le lis, c'est une "masse" allongée, l'anthère, portée par un filet très mince (son "pied"). L'anthère fabrique le pollen dans ses deux moitiés (les deux loges polliniques), chaque loge étant creusée de 2 sacs polliniques où se fabriquent les grains de pollen. En tout, 4 sacs, rassemblés en 2 loges polliniques. Les deux loges sont raccordées l'une à l'autre pour former l'anthère par un petit bout de tissu très étroit appelé connectif (visible ici sur l'étamine de lis comme étant la zone foncée entre les anthères de couleur orange). Ce connectif est donc à peine visible, un simple "raccord" entre les deux loges.     

sauge-etamine-copie-1.jpgChez la sauge, rien de tout cela... ou plutôt si, mais très déformé ! Le filet de l'étamine de sauge est très court (flèche rouge) et s'accroche au pétale du bas de la fleur (voilà pourquoi quand on veut arracher les deux étamines, on arrache en même temps le pétale du bas). Le filet s'accroche au connectif (flèche verte) qui lui est très long, courbe et éloigne l'une de l'autre les deux loges polliniques de l'anthère (flèches bleues) ! L'étamine est ainsi transformée en une sorte de balancier, autour de l'axe formé par le filet. Les deux plateaux de la balance sont la loge fertile qui fabrique du pollen (vers le haut de la fleur) et la loge du bas, cachée dans les replis du pétale violet : celle-ci est stérile, elle ne fabrique pas de pollen ; elle est plate et sert de pédale à l'insecte qui se pose sur la fleur.  

Sauge 919L'abeille se pose sur le pétale du bas de la sauge, qui forme une piste d'atterrissage idéale. Elle enfonce sa tête et son thorax dans la fleur. Les loges polliniques stériles des deux étamines, les "pédales", sont proches de la tête de l'insecte, qui en s'engouffrant dans la fleur pour atteindre le nectar au fond de la corolle, appuie dessus. En actionnant la pédale, la loge fertile s'abat sur le dos de l'abeille, le badigeonnant de pollen. Dans une fleur voisine, l'abeille chargée de pollen refait les mêmes gestes et cette fois, si la deuxième fleur est un peu avancée en âge que la première, les étamines sont fanées et le pistil pendant (le pistil, c'est la petite "langue de vipère" qui émerge de la corolle). Son extrémité (le stigmate) frotte alors le dos de l'abeille et récolte le pollen déposé. La pollinisation est faite, grâce à une balançoire à abeille ! 

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