Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Un jour, un lieu, une histoire : Far-West en Provence

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

1612-Ocres-Rustrel.jpgLe far-west en Provence, le Grand Ouest à portée de main... Les ocres du Lubéron (ici les Ocres de Rustrel, dans la région d'Apt), le colorado provençal, est fait de sables latéritiques, riches en fer, oxydés fortement par un climat chaud et aride, d'où ses belles couleurs ocres. La gamme va du gris au vert, en passant par le jaune et le rouge, 24 teintes en tout officiellement répertoriées et dues aux minéraux différents qui enrichissent l'argile : aluminium, manganèse, silicates.

1684 Ocres RustrelFragiles par nature, exploités en carrière, les ocres provençaux sont en partie façonnés par l'eau et la main de l'homme. Des cheminées de fée sont formées par 'érosion rapide des sables : la cheminée est protégée à son sommet par une roche plus dure, un bloc de calcaire. 

L'utilisation de l'ocre comme pigment colorant se fait depuis la nuit des temps (on en trouve dans certaines peintures rupestres). Son exploitation à grande échelle, par décantation des sables puis cuisson de l'ocre récupérée, s'est développée à la fin du XVIIème siècle. La couleur des villages alentour, comme ici Roussillon, en témoigne.1548 roussillon

3371Les pigments ocres semblent même avoir contaminé les habitants des lieux... 

Voir les commentaires

Pensée

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Guery-164.jpgContemplation silencieuse. Une pensée. 

Voir les commentaires

Un abri pour sans-logis

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Galle-tremble-1446.jpgLe Koicédon de mercredi dernier est une boursouflure se développant dès le mois de mai sur le pétiole des feuilles de peuplier tremble ; boursouflure un peu renflée, rougeâtre.

Galle-tremble-1448.jpgSi l'on observe la boursouflure de près, on y triuve une petite ouverture, un ostiole. Mais qui donc est entré par cette porte ?

Galle-tremble-1478.jpg

Allez, tant pis, je coupe... Trop envie de découvrir l'intérieur du décor ... De petites galeries creusent la boursouflure et dans chacune d'entre elles, comme un petit mineur de fond, une larve ! La boursouflure est un abri pour sans-logis ! C'est une galle, sorte d'excroissance végétale, construite par le végétal (ici le pétiole de la feuille) en réponse à la piqûre d'un  insecte, Harmandia cavernosa, un petit diptère qui a pondu là ses oeufs. Chacun se développe en une petite larve qui creuse et se nourrit de la galle. Une sorte de HLM tout confort pour les bébés insectes cécidomyides (qui sont donc cécidiogènes, ou plus simplement générateurs de galles.. car galle = cécidie dans le langage biologique). Ces galles sont inoffensives pour l'arbre. Les galles sont nombreuses dans la nature, nous en retrouverons d'autres (nous avions déjà vu, dans un autre Koicédon, celle du hêtre :  Le Koicédon de mercredi dernier : un locataire peu scrupuleux).

Voir les commentaires

Un bourdon très intrigant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ophrys-mute-1291.jpgLe même "bourdon" qu'hier ... mais surprise !  que lui arrive-t-il à celui-là ? Celui du haut ? 

Ophrys muté 1291 2 Une fleur mutante ! On reconnaît les trois sépales roses, un seul pétale petit, triangulaire et rose aussi (à droite) et la colonne centrale de la fleur : le gynostème avec ses deux pollinies et le renflement de la base qui est l'ouverture de l'ovaire, c'est-à-dire le stigmate (l'ovaire, rappelons-nous, c'est la "petite queue" de la fleur, qui la rattache à la tige). Voilà donc une fleur incomplète, à qui il manque 2 pétales : un deuxième petit triangulaire rose et le gros labelle marron, velu qui ressemble au bourdon. Autant dire qu'elle est très handicapée pour être visitée par un insecte pollinisateur ... Heureusement que sa voisine de l'étage d'en-dessous est un peu plus "normale" ... encore que ... si l'on est très attentif, on constate qu'il lui manque à elle aussi des morceaux ! Un sépale et un pétale ! C'est la plante entière qui est furieusement intrigante ! Des mutations dans son patrimoine génétique l'ont transformée radicalement. Pas sûr qu'elle sera pollinisée et que sa reproduction sexuée se fera ! 

Les mutations ne sont pas rares dans la nature. Parfois létales et alors la plante ne se développe pas, parfois non mortelles dans l'immédiat, comme c'est le cas ici, et donnant alors naissance à des "monstres" végétaux... monstres au sens de différents, et tous cas au succès reproductif incertain. 

Voir les commentaires

Un bourdon très attirant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ophrys-fuciflora-1252.jpgL'ophrys bourdon (Ophrys fuciflora, Orchidacées) est une de ces belles orchidées sauvages de nos pelouses sèches calcaires. Pas facile à repérer, la plante passe facilement inaperçue car verte sur fond vert, gracile sur fond d'herbes . Seules les taches marron qui s'accrochent à la tige la trahissent : on dirait de loin des bourdons posés sur une herbe ...

Ophrys-fuciflora-1256.jpgUn bourdon dodu, velu, aux belles couleurs contrastées marron et jaune, aux ailes déployées roses ... La fleur de l'orchidée mime l'aspect, la taille et la texture poilue du bourdon. De plus, elle exale des parfums proches des phéromones sexuelles trompant l'hyméoptère qui croit reconnaître dans la fleur ... sa petite amie ! Il s'accouple avec elle et ce faisant, décroche les deux amas de pollen jaune de la fleur (les pollinies) situées sous le chapeau-bec (le gynostème). La pollinisation est ici complexe, passant par un mimétisme de forme et d'odeur très poussé. Fleur et insecte ont coévolué en parallèle, aboutissant à un degré de ressemblance élevé et une pollinisation spécifique. 

Pour mémoire et pour le plaisir, on relira les articles sur les orchidées :  Comment reconnaître à coup sûr une orchidée ? et  Une araignée haut perchée ...

Voir les commentaires

Koicédon du 6 juin : un koicédon à trou ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-1448.jpgDrôle de Koicédon à trou ... Mais qui est-ce ?

Voir les commentaires

Des ombres chinoises un peu trop obscures ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K 1147Mon Koicédon de mercredi dernier (le Koicédon du 30 mai : ombres chinoises...) ne semble pas vous avoir inspirés... Trop difficile, trop peu de choses reconnaissables peut-être, trop obscur ... Les feuilles sur la photo, à qui appartiennent-elles ? On devine dans le coin en bas à gauche une nervure centrale : les feuilles sont en fait les folioles d'une feuille composée. Et l'ombre ? Celle de l'inflorescence de la plante, sinon cela aurait été vraiment trop difficile. De petites fleurs donc, en boule et agencées en ... en quoi, au fait ? 

sureau-1149.jpgLe Koicédon vu de plus loin ... Les fleurs sont encore en bouton, d'où leurs ombres de petites boules ... La feuille est bien une feuille composée de 7 folioles en général. Il ne vous manquait que l'odeur, pas très agréable, qui se dégage du froissement des feuilles. 

sureau-1138.jpgLe sureau noir (Sambucus nigra, Caprifoliacées) est un arbuste commun de nos campagnes et moyennes montagnes. Très fréquent, il est en fleur en ce moment : l'inflorescence est un corymbe ; cela ressemble à une ombelle car les petites fleurs semblent toutes placées dans un même plan mais les pédoncules floraux ne sont pas tous insérés au même endroit et ont donc des longueurs variables. 

sureau-9183.jpgOn retrouvera cette disposition en corymbe plus tard sur les fruits, de petites baies d'abord vertes, puis rougissantes jusqu'au noir, comestibles, trésor de la confiture de sureau. 

Voir les commentaires

Épousailles grimpantes

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

8503-L-periclymenum.jpgLe chèvrefeuille (Lonicera periclymenum, Caprifoliacées) est une liane grimpante. Elle grimpe, elle grimpe ... mais comment fait-elle ? Sa tige s'allonge rapidement en épousant un support (ici une branche épineuse de prunelier [Prunus spinosa, rosacées]). Comment fait-elle pour effectuer un virage serré autour de ce support ? Elle fait de la thigmomorphogenèse... C'est une réponse de croissance au toucher. Expliquons : la tige est "touchée" par le support (flèches rouges), elle le "sent" et répond à cette caresse par une croissance modifiée de sa tige en ce point. La face touchée croît moins vite que la face opposée, non touchée. Le résultat est que la tige s'enroule au niveau du point de contact, autour du support. Envoûtant, n'est-ce pas ?

Voir les commentaires

Jules Verne avait raison

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

peridotite-869.jpgDu vert pas végétal ... du vert qui brille et scintille ... dans un caillou ...

peridotite-883.jpgC'est ce qu'on peut trouver avec un peu de chance et un marteau de géologue dans les restes des volcans d'Auvergne... Ici un  morceau de lave refroidie (du basalte), incluant un caillou vert, "étranger" à cette lave, c'est-à-dire formé ailleurs, dans un autre temps que cette lave : un xénolithe disent les géologues.

C'est un morceau de péridotite, arraché au manteau de la terre (sous la croûte terrestre, à plusieurs km de profondeur !). Le vert dominant, c'est le minéral olivine. Comment ce morce"au de manteau se trouve-t-il en surface ? Grâce au magma qui s'est formé en profondeur et est remonté via une cheminée volcanique jusqu'à la surface, au moment d'une explosion volcanique (ici trouvé dans la carrière de Beaunit, dans le Puy-de-Dôme). Le magma a entraîné avec lui des bouts de ce qui l'entourait, ici le manteau. On peut d'ailleurs aussi trouver dans des fragments de basalte des bouts de croûte. Ce processus donne accès aux profondeurs de la terre, alors qu'on ne peut atteindre le manteau ... Les rêves de Jules Verne à portée de marteau.

Pour plus d'info, RDV chez mon ami Christian, grand Professeur devant l'Eternel ... link

Voir les commentaires

Koicédon du 30 mai : ombres chinoises

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-1147.jpgTout en ombres et demi-teintes, le Koicédon de ce mercredi est si banal ! Mais Koicédon ?

Voir les commentaires