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La Botanique amusante : appeler un chat un chat, un bouton d'or un bouton d'or ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Bouton d'or Ranunculus bulbosus 6342Le Koicédon de mercredi dernier est ... un bête bouton d'or ! Mais quand même, pas n'importe quel bouton d'or ! En effet, comme il faut appeler un chat un chat, appelon un bouton d'or un bouton d'or ... quand s'en est un ! RDV sur la page de la Botanique amusante pour apprendre à distinguer 4 "boutons d'or" facilement :  Appeler un chat un chat, un bouton d'or un bouton d'or...

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Envoûtement capillaire

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Capillaire-363.jpgLes cheveux dressés sur la tête, envoûtés par l'appel de la forêt ... Ainsi fait la capillaire des murailles (Asplenium trichomanes), une petite fougère des vieux murs, des anfractuosités de rocher, des petits coins humides et étroits.

Fine, élégante, elle porte à l'arrière de ses petites folioles ses spores. 

Asplenium trichomanes

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Ancolie fragile

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ancolie-copie-1.jpgBelle ancolie, au soleil de la clairière, voilà une renonculacée qui ne passe pas inaperçue. Sous ses jupes, indiscrétion : un bouquet d'étamines et de carpelles. Fragile, elle ne mérite pas d'être cueillie. Allongez-vous à ses pieds pour observer ses dessous intimes mais ne la touchez pas ! Bien que de réputation aphrodisiaque, elle est toxique (comme beaucoup de ses cousines Renonculacées) par la production d'acide cyanhydrique.  

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Koicédon du 20 juin : jeune pousse obèse

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

6342.jpgQui suis-je ? Ma tige est bulbeuse, renflée à sa base en un "bulbe" souterrain. Je suis très commune. Koicédon ?

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Amante dangereuse

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

mante-religieuse-227.jpgDans le pays des ocres traversé hier, d'autres habitants nous observent ... La mante religieuse (Mantis religiosa, famille des Mantidées) est aussi appelée cheval du diable. Elle est répandue dans les pays méditerranéens. Religieuse par ses pattes en position de prière, elle est en fait dans cete position à l'affût de sa proie. Ces pattes "ravisseuses" portent des piques et sont capables de se déplier très rapidement pour attraper l'insecte au menu. Ses yeux proéminents lui assurent une excellente vision en relief. Elle est même capable de tourner la tête à 180°, ce qui lui permet de suivre sa proie dans ses mouvements. Elle a la triste réputation de dévorer son mâle après ou au cours de la copulation. 

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Un jour, un lieu, une histoire : Far-West en Provence

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

1612-Ocres-Rustrel.jpgLe far-west en Provence, le Grand Ouest à portée de main... Les ocres du Lubéron (ici les Ocres de Rustrel, dans la région d'Apt), le colorado provençal, est fait de sables latéritiques, riches en fer, oxydés fortement par un climat chaud et aride, d'où ses belles couleurs ocres. La gamme va du gris au vert, en passant par le jaune et le rouge, 24 teintes en tout officiellement répertoriées et dues aux minéraux différents qui enrichissent l'argile : aluminium, manganèse, silicates.

1684 Ocres RustrelFragiles par nature, exploités en carrière, les ocres provençaux sont en partie façonnés par l'eau et la main de l'homme. Des cheminées de fée sont formées par 'érosion rapide des sables : la cheminée est protégée à son sommet par une roche plus dure, un bloc de calcaire. 

L'utilisation de l'ocre comme pigment colorant se fait depuis la nuit des temps (on en trouve dans certaines peintures rupestres). Son exploitation à grande échelle, par décantation des sables puis cuisson de l'ocre récupérée, s'est développée à la fin du XVIIème siècle. La couleur des villages alentour, comme ici Roussillon, en témoigne.1548 roussillon

3371Les pigments ocres semblent même avoir contaminé les habitants des lieux... 

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Pensée

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Guery-164.jpgContemplation silencieuse. Une pensée. 

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Un abri pour sans-logis

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Galle-tremble-1446.jpgLe Koicédon de mercredi dernier est une boursouflure se développant dès le mois de mai sur le pétiole des feuilles de peuplier tremble ; boursouflure un peu renflée, rougeâtre.

Galle-tremble-1448.jpgSi l'on observe la boursouflure de près, on y triuve une petite ouverture, un ostiole. Mais qui donc est entré par cette porte ?

Galle-tremble-1478.jpg

Allez, tant pis, je coupe... Trop envie de découvrir l'intérieur du décor ... De petites galeries creusent la boursouflure et dans chacune d'entre elles, comme un petit mineur de fond, une larve ! La boursouflure est un abri pour sans-logis ! C'est une galle, sorte d'excroissance végétale, construite par le végétal (ici le pétiole de la feuille) en réponse à la piqûre d'un  insecte, Harmandia cavernosa, un petit diptère qui a pondu là ses oeufs. Chacun se développe en une petite larve qui creuse et se nourrit de la galle. Une sorte de HLM tout confort pour les bébés insectes cécidomyides (qui sont donc cécidiogènes, ou plus simplement générateurs de galles.. car galle = cécidie dans le langage biologique). Ces galles sont inoffensives pour l'arbre. Les galles sont nombreuses dans la nature, nous en retrouverons d'autres (nous avions déjà vu, dans un autre Koicédon, celle du hêtre :  Le Koicédon de mercredi dernier : un locataire peu scrupuleux).

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Un bourdon très intrigant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ophrys-mute-1291.jpgLe même "bourdon" qu'hier ... mais surprise !  que lui arrive-t-il à celui-là ? Celui du haut ? 

Ophrys muté 1291 2 Une fleur mutante ! On reconnaît les trois sépales roses, un seul pétale petit, triangulaire et rose aussi (à droite) et la colonne centrale de la fleur : le gynostème avec ses deux pollinies et le renflement de la base qui est l'ouverture de l'ovaire, c'est-à-dire le stigmate (l'ovaire, rappelons-nous, c'est la "petite queue" de la fleur, qui la rattache à la tige). Voilà donc une fleur incomplète, à qui il manque 2 pétales : un deuxième petit triangulaire rose et le gros labelle marron, velu qui ressemble au bourdon. Autant dire qu'elle est très handicapée pour être visitée par un insecte pollinisateur ... Heureusement que sa voisine de l'étage d'en-dessous est un peu plus "normale" ... encore que ... si l'on est très attentif, on constate qu'il lui manque à elle aussi des morceaux ! Un sépale et un pétale ! C'est la plante entière qui est furieusement intrigante ! Des mutations dans son patrimoine génétique l'ont transformée radicalement. Pas sûr qu'elle sera pollinisée et que sa reproduction sexuée se fera ! 

Les mutations ne sont pas rares dans la nature. Parfois létales et alors la plante ne se développe pas, parfois non mortelles dans l'immédiat, comme c'est le cas ici, et donnant alors naissance à des "monstres" végétaux... monstres au sens de différents, et tous cas au succès reproductif incertain. 

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Un bourdon très attirant

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ophrys-fuciflora-1252.jpgL'ophrys bourdon (Ophrys fuciflora, Orchidacées) est une de ces belles orchidées sauvages de nos pelouses sèches calcaires. Pas facile à repérer, la plante passe facilement inaperçue car verte sur fond vert, gracile sur fond d'herbes . Seules les taches marron qui s'accrochent à la tige la trahissent : on dirait de loin des bourdons posés sur une herbe ...

Ophrys-fuciflora-1256.jpgUn bourdon dodu, velu, aux belles couleurs contrastées marron et jaune, aux ailes déployées roses ... La fleur de l'orchidée mime l'aspect, la taille et la texture poilue du bourdon. De plus, elle exale des parfums proches des phéromones sexuelles trompant l'hyméoptère qui croit reconnaître dans la fleur ... sa petite amie ! Il s'accouple avec elle et ce faisant, décroche les deux amas de pollen jaune de la fleur (les pollinies) situées sous le chapeau-bec (le gynostème). La pollinisation est ici complexe, passant par un mimétisme de forme et d'odeur très poussé. Fleur et insecte ont coévolué en parallèle, aboutissant à un degré de ressemblance élevé et une pollinisation spécifique. 

Pour mémoire et pour le plaisir, on relira les articles sur les orchidées :  Comment reconnaître à coup sûr une orchidée ? et  Une araignée haut perchée ...

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