Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

L'oeil était dans le chaume ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

5311-tige-monocot-chaume.jpgUne drôle de planète ? Non, l'intérieur d'un chaume de blé ! C'est creux : on voit du vide au milieu, c'est durci : on voit des tissus "serrés" à la périphérie, bordés de petits tas arrondis qui semblent arborer deux yeux, un nez, une bouche bée... De petits visages qui nous dévisagent ... L'oeil était dans le chaume et regardait Caïn... Approchons-nous un peu ...

chaume 5312Le petit bonhomme qui nous regarde de ces yeux globuleux est une nervure, vue en coupe : deux tissus conducteurs des deux sèves la constituent; les sèves circulent dans des tuyaux que l'on observe ici sur la photo en coupe transversale. Le premier tissu conducteur, matérialisé par le triangle vert, est le xylème. Il est formé de tuyaux morts, durcis par la lignine. Ce sont les "yeux", le "nez" et la "bouche" du petit bonhomme. Ces tuyaux permettent d'acheminer l'eau du sol et les minéraux qu'elle contient (= la sève brute) du sol jusqu'en haut du chaume, vers les feuilles et les épis. Le deuxième, matérialisé par le rond rouge, est le phloème. Il forme le "front" du petit bonhomme. Le pholème contient de tout petits tuyaux conduisant la sève élaborée, celle qui est fabriquée par la photosynthèse dans les feuilles, gorgée de sucres. Celle-ci est distribuée dans toute la plante, vers le bas (les racines) et vers le haut (les épis).  

La périphérie du chaume est occupée par un tissu vert, photosynthétique (il est ici rose pâle, à cause du colorant utilisé lors de la préparation de la coupe), un parenchyme, tandis que face à chaque nervure se trouve un "pilier" de tissu de soutien, lignifié donc durci, appelé sclérenchyme (violet sur la coupe), et qui fait que le chaume est résistant, plein de fibres, difficile à couper à la main (il blesse même parfois, quand on essaie de le couper à main nue). Enfin, le centre du chaume se déchire quand le chaume grandit : le tissu de remplissage, à grosses cellules arrondies, est fragile!

L'organe est habillé d'un épiderme, la "peau" du végétal : dans cette peau se trouvent de temps à autre des ouvertures appelées stomates, de petites "bouches" ouvertes ou fermées qui contrôlent les entrées et sorties de gaz de la plante (gaz nécessaire à la photosynthèse, le dioxyde de carbone, ou nécessaire à sa respiration, oxygène. Un autre gaz s'échappe de ces stomates quand l'air est sec : la vapeur d'eau, car comme nous, la plante transpire !). 

Voir les commentaires

Koicédon du 6 février : miam

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-4999.jpgUn Koicédon bien parfumé... miam...

Voir les commentaires

Des nèfles !

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

nefle-5596.jpgLe fruit du néflier n'a pas bonne presse... "Des nèfles !" lance-t-on à celui à qui on ne veut rien céder, rien donner... "Tu n'auras rien !", voilà tout le sens que cette nèfle incarne ! Et pourquoi donc cette pauv' nèfle en est réduite à si peu de choses? La nèfle sert à désigner les choses sans valeur, et ce depuis des siècles. En effet, c'est un fruit très dur, peu appétissant, finalement de peu de valeur ! ... sauf quand on le laisse blettir : comprenez "pourrir", 'se ramollir". Les premières gelées sont efficaces pour ce traitement et c'est pourquoi les nèfles sont consommées en hiver, le plus souvent cuites, en confiture.

Dernière chose, la nèfle, sorte de petite poire très dure, est surmontée de 5 "cornes", pas très esthétiques : ce sont les restes des 5 sépales de la fleur.  

Voir les commentaires

Le Koicédon du 30 janvier : âme d'hydrangea

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Hydrangea-7359.jpgUn Koicédon pas facile, c'est vrai... Tellement abîmé par l'automne et finalement, méconnaissable? On reconnait maintenant une inflorescence d'Hydrangea... un hortensia. Les fleurs stériles de la périphérie de l'inflorescence ont encore leurs sépales étalés, bien que séchés.

K 7359Les fleurs fertiles du centre, sans sépales, sont ici complètement desséchées et il ne reste plus que le pistil central, portant fièrement deux petites cornes, les deux stigmates des deux carpelles composant l'organe femelle. 

hydrangea 5465Les fleurs fertiles du centre étaient toutes petites sur la plante fraîche, sans sépales. Elles sont encore fermées sur le cliché. 

Un Hydrangea, et grimpant, par dessus le marché ! Tout aussi élégant fleuri que fané...Hydrangea-7361.jpg

Voir les commentaires

"Le verger énergétique" : ... et de plumes et de bois !

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Lille-3000-7503.jpg La suite des arbres lillois habillés ! Mais après l'or et l'argent, cette fois les plumes et le bois !Lille-3000-7478.jpg

Voir les commentaires

Koicédon du 30 janvier : de beaux restes

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-7359.jpgUn Koicédon d'hiver, restes mélancoliques d'une beauté estivale ... Koicédon ?

Voir les commentaires

"Le verger énergétique" : d'or et d'argent ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Lille 3000 7509Oeuvre de Lille 3000 (Lille Fantastic), les arbres du jardin Lebas se sont habillés pour Noël : transformés en candélabres, ils portaient une armure métallique qui joue avec la lumière. L'arbre en or cotoyait son voisin tout d'argent habillé. Lille-3000-7471.jpg

Voir les commentaires

Le Koicédon du 16 janvier enfin cuit ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

quinoa-3989.jpgLe Koicédon du 16 janvier s'est fait attendre... Il est enfin prêt ! La plante présentée a été plusieurs fois identifiée comme étant l'oseille, l'épinard, le chénopode, l'amaranthe... Bref, toutes des plantes aux fleurs plus que discrètes, au feuillage ressemblant aux feuilles de l'épinard. On n'était pas loin ! car la plante en question est un Chenopodium quinoa, de la famille des Amaranthacées, anciennement famille des Chénopodiacées. La couleur rougeâtre est liée à la jeunesse des structures (les jeunes feuilles, les jeunes pousses sont rouges). 

quinoa 7517Le quinoa est une plante traditionnelle des Incas, cultivée depuis plus de 5000 ans sur les hauts plateaux d'Amérique du sud. Il est parfois appelé le "riz des Incas". On consomme sa graine cuite : minuscule, elle est très riche en protéines et en fer, et contient tous les acides aminés dont nous avons besoin. Elle est par ailleurs dépourvue de gluten et de gras, elle est donc très digeste. Elle était la nourriture de base des civilisations précolombiennes. Elle est revenue récemment à la mode, consommée en salade composée par exemple. 

Rangée souvent parmi les céréales, elle n'en est pourtant pas une puisque la plante-mère n'est pas une Poacée (une graminée) mais une Amaranthacée. Difficile de ne pas se tromper car on fait aussi de la farine à base de quinoa, comme on fait de la farine de "blé noir" à base de graines de sarrasin, une autre plante confondue facilement aves les céréales (et qui, elle, appartient à la famille de l'oseille, les Polygonacées). Bref, quelle salade ... de quinoa ! Enfin, sachez que ces petites graines sont naturellement recouvertes de saponine (du savon...), ce qui impose de les rincer avant de les faire cuire mais ce qui les protège des grignoteurs et pathogènes de toutes sortes : pas besoin de traiter les cultures, le quinoa est naturellement "agriculture biologique" !

Voir les commentaires

Attente

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

jardin-7371.jpgDeux petits angelots au jardin patientent en attendant le printemps. Encore de longues semaines, la neige, le froid... Patience !

Voir les commentaires

Le Koicédon du 16 janvier : comestible ?

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-3993.jpgUn Koicédon en pleine croissance,... à croquer... 

Voir les commentaires