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Articles avec #botanique amusante tag

Dans la peau d'une plante : le livre

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couverture

Je vous présente mon livre, écrit avec passion et beaucoup de plaisir et publié chez Belin : "Dans la peau d'une plante" est un ouvrage destiné au Grand public, donc vous !

sommaireIl comporte 5 chapitres décrivant la vie d'une plante, sur un texte vulgarisé et léger, mais scientifiquement exact. Il est illustré de mes photos, près de 300, pour le plaisir des yeux et pour appuyer le discours. Je vous en livre ci-dessus le sommaire, ainsi que, ci-dessous, l'avant-propos et un échantillon de deux doubles pages pour vous faire saliver, je l'espère ! 

avant-propos.jpg

 

Un exemple tiré du chapitre 1 :

exemple-chap1-copie-1.jpg

 

Et un autre sorti du chapitre 3 : 

exemple-chap3.jpg

Ce livre est destiné à tous les amoureux des plantes et de la nature, désirant s'instruire sur le quotidien d'une plante : comment elle naît, grandit, se construit, comment elle se nourrit et gère ses problèmes de poids, comment elle aime, se reproduit et colonise son milieu, comment elle parle à ses congénères et à ceux qui l'agressent...

Bref, en route pour une plongée dans l' "extraordinaire ordinaire" d'une plante, sous forme de réponses à "70 questions impertinentes" sur la vie cachée des plantes !


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Fagacées : chêne, hêtre, châtaignier, même cupule ...

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K 9924Derrière la feuille aux bords délicatement velus du hêtre (Fagus sylvatica) se cache ... une cupule poilue !

Hetre-cupule-9921.jpgLe fruit du hêtre n'est effectivement pas celui qu'on croit... La cupule poilue n'est pas le fruit au sens botanique du terme mais renferme les fruits ! 

Hetre-cupule-9955.jpgSi l'on force l'ouverture de la cupule en arrachant une partie, on découvre à l'intérieur deux petits fruits serrés l'un contre l'autre, les faînes (sur la photo, on a ôté l'une des deux faînes pour bien observer l'autre). Chaque faîne provient de la transformation d'une fleur, ou plus exactement du pistil de la fleur, après fécondation. La preuve, on voit à son sommet une petite houpette correspondant au stigmate, c'est-à-dire l'extrémité du pistil de la fleur. 

Hetre-cupule-1845.jpgLorsque les fruits sont matures, la cupule s'ouvre en 4 valves, permettant aux deux faînes de s'échapper et de disséminer les jeunes hêtres contenus à l'intérieur. Qu'est-ce alors que cette cupule ? Elle provient de la croissance et de la fusion de bractées (des feuilles ...) situées à la base des groupements de fleurs (les inflorescences) au printemps : on les appelle des bractées inflorescentielles

chêne 1470Cette cupule est le trait commun aux autres plantes de la famille des Fagacées : le chêne (Quercus sp.) possède autour de son fruit unique le gland, une cupule durcie et couverte de courtes écailles plus ou moins épineuses; le châtaignier (Castanea sativa) possède quant à lui une cupule à 4 valves, couvertes d'aiguillons durcis.

châtaignesOn l'appelle la bogue mais c'est aussi une cupule, le résultat de la croissance démesurée des bractées inflorescentielles. Elle contient cette fois 3 fruits, les châtaignes. Glands et châtaignes possèdent comme les faînes une petite houpette sur la tête, correspondant aux restes des stigmates des pistils.

Chêne, hêtre et châtaignier, même combat, même cupule ! La différence tient essentiellement au nombre de fleurs de l'inflorescence se transformant en fruit : 1 seule chez le chêne, 2 chez le hêtre et 3 chez le châtaignier ! 1, 2, 3, bon appétit !

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Mousse, mémoire et couche-culotte !

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Shagnum-66.jpgLes sphaignes sont de petites mousses bien jolies, toutes de rouge vêtues (Sphagnum sp., famille des Sphagnacées). Un seul genre dans cette famille mais de nombreuses espèces, difficiles à identifier sans un microscope et de longues années de pratique ! Tenons-nous en au genre et plongeons dans l'intimité de cette mousse pas banale.

Shagnum-27.jpgElle vit dans des zones humides, tourbeuses. Qui dit tourbe dit sphaignes. Ce sont ces mousses qui la construisent, par une lente croissance de leur partie apicale et par la faible décomposition de leurs parties mortes, l'accumulation lente mais progressive de leurs parties basales compactées. La sphaigne pousse par le haut, la tête que l'on appelle capitulum en botanique. La partie basale de la sphaigne meurt mais ne pourrit pas dans l'eau de la tourbière. La plante continue de s'allonger indéfiniment, doucement par le haut, restant toujours au contact de l'eau sous-jacente, comme une mèche dans l'huile de la lampe. Pourquoi n'y a-t-il pas de pourrissement ? Parce qu'il y a peu d'oxygène dans l'eau de la tourbière, peu de bactéries et que l'eau très froide y est en plus acide. Milieu anaérobie (pauvre en oxygène), froid, acididité... autant de conditions peu avenantes qui font que la matière organique dans ces lieux ne se décompose que très peu, très lentement... on y retrouve même parfois des corps humains momifiés et conservés pendant plusieurs millénaires par l'absence de décomposition (voir l'homme de Tollund, par exemple) ! 

Shagnum-3599.jpgLa mousse sphaigne est gorgée d'eau, à cause de ses feuilles : vues au microscope, la feuille est très mince (1 seule couche de cellules !) ; on y voit un drôle de réseau translucide. Vu de plus près, le réseau est formé de grosses cellules transparentes (l'une d'elle est mise en évidence par le contour rouge sur le cliché), percées de larges ouvertures arrondies, comme des outres aux multiples trous (ronds rouges). Ces cellules sont les hydrocystes (ou hyalocystes), cellules mortes possédant des renforcements de parois (elles apparaissent un peu rayées), ce qui les maintient ouvertes, en 3 dimensions. Elles assurent passivement (puisqu'elles sont mortes !) la mise en réserve de l'eau. Entre les hydrocystes, un mince réseau de cellules vertes assurent la photosynthèse de la feuille (ce sont leschlorocystes). Ce sont aussi ces cellules vivantes qui par leur fonctionnement acidifient l'eau de la tourbière en y recrachant des ions acides (les protons).  Sphagnum-3596-2.jpg

Par leur anatomie, les sphaignes sont de véritables éponges, capables d'absorber une grande quantité d'eau (jusqu'à 30 fois son poids). On en mettait même, fut un temps, dans les couches-culottes ! Les sphaignes sont aussi la mémoire du passé puisque, en l'absence de décomposition, on retrouve dans la tourbe les grains de pollen conservés des espèces végétales qui vivaient aux alentours de la tourbière plusieurs milliers d'années auparavant : de véritables archives du passé, lues et étudiées par les palynologues, spécialistes des pollens fossiles.

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Belle famille à ombrelles

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Fenouil-Foeniculum-vulgare-4999.jpgLe fenouil (Foeniculum vulgare) est une grande et élégante plante de la famille des Apiacées, anciennement appelée Ombellifères. Des Apiacées, elle a tous les caractères ! Les principaux ? D'abord la forme des feuilles, embrassante, c'est-à-dire que la base du pétiole est élargie, aplatie, et vient embrasser amoureusement la tige.

Fenouil-Foeniculum-vulgare-4999-2.jpgOn voit bien sur le fenouil que la base de la feuille forme une sorte de canal hémisphérique dont la base s'accole étroitement à la tige. Toutes les Apiacées possèdent des feuilles de ce type : l'angélique des bois est spectaculaire à ce titre ; la gaine de la base de la feuille est particulièrement développée, enveloppant littéralement la jeune tige en formation. On dit que les feuilles des Apiacées sont engainantesAngelica-sylvestris-6375.jpg

Et puis, deuxième caractère familial que possède le fenouil : l'inflorescence (le regroupement des fleurs) est uneombelle d'ombellules... Qu'est-ce ? L'ombelle est une inflorescence organisée comme un parapluie retourné, qui porterait au bout de chaque baleine une petite fleur. On constate facilement sur l'inflorescence de la grande berce (Heracleum sphondyllium) que les petites ombelles blanches (les ombellules) sont rassemblées en une grosse ombelle. C'est la même chose chez le fenouil, chez lequel les petites fleurs des ombellules sont jaunes. L'ancien nom de la famille célébrait ce caractère, "ombellifère" = qui porte des ombelles ... Gde-Berce-5714.jpg

D'autres caractères encore sont visibles sur les fleurs ou les fruits... Nous les avons détaillés et les détaillerons encore une autre fois ! pour mémoire, voir la liste des articles du blog faisant la part belle aux Apiacées : link

Terminons par une note gourmande ... les Apiacées sont des championnes des odeurs et des saveurs. Le fenouil se mange, bien sûr ! Son goût anisé est particulier. D'autres membres de la famille aussi se mangent : l'angélique en bonbon, le cerfeuil ou l'aneth en condiment parfumé, la cigüe en potion piégée pour Socrate condamné à mort... Pourquoi ces particularités culinaires (ou pharmaceutiques) chez les Apiacées ? Parce que leurs tiges renferment des tissus sécréteurs en quantité, organisés sous forme de canaux creux sécrétant des huiles essentielles qui contiennent un grand nombre de petites molécules actives. 

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Baroud d'honneur chez les agaves

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6814-Cargese.jpgQui est l'agave (Agave americana, Agavacées) ? C'est d'abord une plante grasse importée du Mexique et naturalisée sur nos côtes méditerranéennes. Elle a des dimensions impressionnantes. Ici, ses inflorescences en forme de hauts candélabres sont dressées sur la côte corse, au-dessus du petit port de Cargèse. Elles sont le meilleur moyen de repérer les agaves dans le paysage. Elles justifient par leur ampleur son nom d'agave (de agauê = admirable, en grec).

6809 agaveLa partie végétative de la plante est formée d'une rosette de très grandes feuilles au bout acéré, gorgées d'eau. C'est en effet une plante adaptée aux milieux secs, une xérophyte. Ses feuilles mettent de l'eau en réserve dans leurs tissus. L'eau s'accroche à l'intérieur des cellules à de gros polymères de sucres, des polysaccharides, formant ainsi un mucilage imbibé d'eau. L'eau est bien retenue dans les feuilles, comme une éponge avide emprisonne l'eau. Comme les feuilles sont pleines de sucs, ce mélange de polysaccharides et d'eau, on dit que c'est une plante succulente

 

6828 agave drageonsCôté floraison, l'agave n'est pas pressée. Elle peut vivre 40 à 60 ans avant de fleurir ! La floraison se fait attendre mais lorsque la hampe florale se forme, elle est spectaculaire et peut atteindre plusieurs mètres de haut ! Au sommet, de nombreuses fleurs tubulaires s'épanouissent en été, attirant de nombreux insectes. La floraison dure longtemps, plus d'un mois.

Et savez-vous que l'agave d'Amérique fait partie de ces plantes monocarpiques, c'est-à-dire qui ne fleurissent qu'une seule fois et meurent ensuite ? 

6829 agave drageons

En automne, les fleurs sont passées et la hampe se couvre de drageons. Koicédon ? Le drageon est un rejet se développant sur la plante-mère (il partage donc le même patrimoine génétique) ; cette jeune plantule est capable de s'enraciner une fois disséminée dans la nature et assure donc la multiplication végétative de l'individu-mère. L'agave produit de très nombreux drageons sur sa hampe florale en fin de vie, comme un dernier "baroud d'honneur" avant la fin.

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Résine et sèves, liquides non miscibles

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bois de pin en coupe 5218Puisque l'on s'est penché mardi sur un Koicédon de bois de pin ( Koicédon du 10 octobre : Pinus, as-tu du coeur ? ), autant aller voir de plus près de quoi il est question... Quand on "microscopise" du bois de pin, observé en coupe transversale (la tranche de tronc, ultra fine !), on y voit :

- une multitude de petits trous bordés d'un mur vert  : ce sont les trachéides du bois, les "tuyaux" empruntés par le flux d'eau, montant des racines de l'arbre vers ses aiguilles (le flux de sève brute), 

- des files de cellules plus foncées, plus grisées (flèches rouges), qui ne sont pas des tuyaux vides comme les trachéides : ce sont les rayons ligneux. Dans l'aubier de l'arbre, les rayons sont formés de cellules contenant l'amidon mis en réserve par l'arbre pendant la belle saison (et qui lui serviront pendant l'hiver pour lutter contre le gel de ses tissus, et au printemps pour permettre la reprise de croissance des bourgeons). C'est parce que les cellules des rayons sont encore vivantes, pleines de sucres, que l'aubier de l'arbre est grignotable et grignoté par les micro-organismes,

- et puis enfin, pour terminer, quelques structures éparpillées dans le bois (et d'ailleurs aussi dans l'écorce des branchettes, ou même dans les aiguilles du pin) : un trou entouré de cellules rosées, vivantes elles aussi et capables de fabriquer des huiles essentielles, de la résine. ce sont des canaux à résine, des simples espaces vides (des trous !) bordés de cellules vivantes fabriquant et sécrétant dans le trou la résine.

résine 1675Résine et sève sont donc deux liquides distincts, sans aucun lien direct : elles ne se trouvent pas dans les mêmes tuyaux, elles n'ont pas la même origine (la sève brute est fabriquée au niveau des racines, la résine au niveau des canaux résinifères du bois, de l'écorce ou des aiguilles). Enfin, autant les sèves circulent, mues par des moteurs physiques (la sève brute aspirée vers le haut par l'évaporation de l'eau, la sève élaborée poussée par les aiguilles), autant la résine ne bouge pas, ne circule pas dans l'arbre. Elle est simplement "endiguée", maintenue dans les canaux résinifières. Elle ne s'écoule qu'en cas de blessure, pour polymériser au contact de l'air et "boucher" la plaie.

 

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Coeur d'artichaut

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L'artichaut est un légume, délicieux chaud ou froid, à la vinaigrette ou accompagné d'une mayonnaise... Mais savez-vous qu'en mangeant l'artichaut, vous mangez une inflorescence

artichaut 4980L'artichaut est comme un gros bourgeon au sommet de tiges massives dressées. Sur ces artichauts ornementaux, si on laisse le bourgeon venir à maturité, ses écailles vertes s'écartent et apparaissent les fleurs violettes. Chacune d'elle est très fine, et l'ensemble du bouquet est une inflorescence. On appelle ce regroupement de fleurs sur une tête bien délimitée un capitule

artichaut 4975Le capitule est formé d'une coupe plate sur laquelle s'insèrent les petites fleurs serrées les unes contre les autres. Le capitule est orné à l'extérieur d'"écailles" vertes, un peu durcies, un peu pointues, les bractées inflorescentielles. La même disposition se retrouve chez le pissenlit (voir la page Le pissenlit n'est pas une fleur ...).

artichaut 6119Revenons à notre "plat du pauvre". Une coupe dans le sens de la longueur révèle la coupe plate du capitule portant le "foin" de l'artichaut. Les bractées de l'inflorescence sont les feuilles que l'on mange, des vertes de l'extérieur plutôt charnues à leur base aux petites bractées violettes de l'intérieur (les plus tendres mais aussi les plus petites!).

artichaut 6129Le foin, ce sont les fleurs du capitule. On ne leur a pas laissé le temps de s'épanouir! Le coeur, la partie la plus goûteuse, la plus royale, n'est ni plus ni moins que le plateau du capitule. Charnu, il contient les tissus nutritifs des fleurs, les sèves qui les alimentent lorsque le bouton est sur la plante. Et oui, car finalement l'artichaut est plus un bouton floral (ou un bouton d'inflorescence) qu'un bourgeon !

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Une noix, qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?

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Comme le chantait Charles Trénet, " Une noix, qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit quand elle est fermée ? On y voit mille soleils, tous à tes yeux bleus pareils ...". Le fou chantant avait sûrement raison, poétiquement parlant, mais botaniquement parlant, il s'y est cassé les dents ... 

noix fleurs et fruitsLa noix est d'abord une fleur verdâtre, celle de Juglans regia, à la base verte et rondelette, surmontée de deux stigmates chiffonnés (flèche sombre). Le plus souvent, deux fleurs côte à côte au sommet d'un rameau donnent naissance à deux noix (flèches rouges). La noix est donc un fruit, puisqu'elle est le résultat de la transformation d'une fleur après fécondation par le pollen. On reconnait sur les noix vertes formées le reste des stigmates chiffonnés (flèche sombre).

Si l'on coupe dans la noix verte du mois de juin, on y voit ...

Noix 2156 ... d'abord une enveloppe verte : c'est le brou, non comestible. En botanique on l'appelle le péricarpe, c'est l'enveloppe du fruit, provenant de la transformation de la paroi de l'ovaire de la fleur. Puisque le brou est charnu, la noix est un fruit charnu. Et sous le brou ? Une épaisseur blanche qui durcira dans les semaines qui viennent pour former la "coque de la noix". La coque correspond à la partie la plus interne du péricarpe (l'endocarpe) qui se lignifie à maturité.

Noix 2708Ce que chacun appelle "noix" dans son assiette n'est donc pas la noix elle-même (puisque celle-ci comprend le brou !). Notre "noix" comestible, avec sa coque à deux valves ridées, n'est qu'une partie du fruit noix, très exactement son "noyau". La noix est donc un fruit charnu à noyau, en botanique une drupe, aussi sûrement que la cerise est une drupe, et la pêche aussi, et l'abricot ... La seule différence avec toutes ces drupes botaniques, c'est qu'on ne consomme pas le brou de noix, c'est tout !

A l'intérieur de la coque, le cerneau de noix. Cette partie tendre et goûteuse est la graine de la noix. Comme toute graine qui se respecte, elle comporte un bébé-plante et son bagage nutritionnel. 

Noix 2727Examinons le cerneau de noix sorti de sa coque. L'embryon est tout petit, c'est la petite pointe (flèche rouge) au bout du cerneau. A lui sont rattachés deux gros cotylédons plissés (flèches bleus), redivisés perpendiculairement par une cloison (ici enlevée), et donnant l'impression que le cerneau est fait de 4 lobes.

Noix 2733En tirant sur le cerneau, on détache les deux cotylédons l'un de l'autre et l'on voit ici nettement l'axe de l'embryon (partie claire, blanche, flèche rouge) et un seul cotylédon, divisé en deux lobes (flèches bleues). Les cotylédons sont les feuilles de l'embryon. Au nombre de deux, ils sont gorgés de réserves carbonées sous forme de lipides. On extrait de ces structures en pressant les cerneaux l'huile de noix. 

2158Et le Koicédon alors ?  La lame de rasoir est passée à travers les cotylédons de la graine. Ils semblent remplis d'une substance gélatineuse, en fait le tissu nutritionnel en cours de formation et en train de se remplir des réserves lipidiques. La zone blanche autour, c'est la future coque et les "cloisons" fines qui sépareront les lobes du cerneau. La zone verte périphérique, c'est le brou. 

Une noix, qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit quand elle est ... ouverte ? Ouverte ? Mais alors ça change tout ! On n'a pas le temps d'y voir, on la croque et puis bonsoir, on la croque et puis bonsoir les découvertes ! "...link

 

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Appeler un chat un chat, un bouton d'or un bouton d'or...

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Bouton d'or Ranunculus bulbosus 6342Qu'est-ce que cette plante qui porte cette chose renflée sous le sol, et de petites feuilles lobées à la surface ? ... un bête bouton d'or ! Mais quand même, pas n'importe quel bouton d'or ! Il y en a effectivement plusieurs, tous des renoncules, Ranunculus en latin, qui signifie la grenouille (cette appellation rappelle que les boutons d'or sont le plus souvent rencontrés dans les fossés humides). Celui-ci est le Ranunculus bulbosus, la renoncule bulbeuse, à l'état de jeune plante, pas encore fleuri. 

On le reconnait évidemment à son bulbe souterrain, qui n'est en fait que la base de la tige renflée par des réserves carbonées (des sucres). Et si on ne veut pas arracher la plante (ou se salir les ongles) ? Rien de plus simple, il faut observer sa fleur :

Bouton d'or R bulbosus 8430Bon, c'est un bouton d'or, quoi ! Pas besoin de se prendre la tête ! Et pourtant, tous les boutons d'or se ressemblent mais se distinguent également ! Par quoi ? Par de tous petits détails qui ont leur importance... 

Voici le moyen très simple de distinguer 4 "boutons d'or" très courants. Il suffit d'observer la position des sépales sous la fleur, ainsi que le pédoncule floral ("la petite queue" qui porte la fleur). Pour certaines des fleurs (R. acris et R. bulbosus), les pétales ont été enlevés sur une moitié pour mieux voir la position des sépales en dessous. 

boutons d'orAinsi donc, on peut sans se tromper et sans déterrer le "bouton d'or" reconnaître aisément le bulbeux de l'acris (c'est ce dernier le "vrai" bouton d'or!), la tête d'or du rampant. Pratique pour le botaniste de terrain ! Alors pas d'excuse, il faut appeler un chat un chat, et un bouton d'or un bouton d'or !

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Une paire de testicules végétaux

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Orchis-tubercule-9994.jpgLa paire appartient à l'orchis mâle (Orchis mascula) de la famille des Orchidacées... les orchidées pour faire plus simple ! Ainsi, ce n'est pas un bulbe (il n'y a pas de feuilles gorgées de résevres sur une tige plateau, comme un oignon ou un bulbe de perce-neige... pour comparer, jetez un oeil sur Sous les perce-neige, mais vraiment très en dessous ... ). Ce sont bien des tubercules, racinaires qui plus est (sous le collet, c'est-à-dire la zone qui fait la jonction tige / racine). Qu'est-ce qu'un tubercule ? C'est une tige ou une racine, ou un peu des deux, qui se tubérise (ça grossit par multiplication cellulaire et ça se gorge de réserves sucrées), et qui est capable d'netrer en vie ralentie à l'approche de l'hiver.

Mais pourquoi deux ?? L'orchis, qui a donné son nom à la famille des Orchidées, doit son nom de genre à cette particularité : deux tubercules dont l'un est lisse et clair et l'autre brun et flétri... avec une ressemblance, pour un botaniste masculin du XVI ou XVIIème, un rien grivois..., avec une paire de testicules d'homme... orchis en grec = testicule ! Deux testicules car le cycle de vie de cette plante vivace est le suivant  (vu sur le site link)

Orchis ophrys cycle

orchis-males-318.jpgLe tubercule blanc et lisse est celui qui permet le redémarrage de la plante au printemps. En même temps qu'il se vide et que ses substances de réserves servent à édifier une nouvelle tige feuillée pui fleurie, il se flétrit et un deuxième tubercule se remplit en parallèle : le koicédon vous proposait ce stade printanier, où les deux tubercules, l'ancien et le nouveau, sont visibles côte à côte ! La persistance d'un tubercule dans le sol assure la pérennité de la plante et si le milieu n'est pas perturbé d'une année sur l'autre, vous permet de retrouver vos orchidées favorites tous les ans à la même place !

orchidées parties souterrainesEt comme il n'est pas recommandé de déterrer toutes les orchidées que vous croiserez sur votre chemin (c'est même plutôt déconseillé !), je vous présente les dessous de quelques autres (vu sur le site link.)

 

Type rhizome 4 : Goodyera, Epipactis palustris

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