Koicédon du 14 novembre : "Gland" dormeur devant l'éternel
Le Koicédon du 14 novembre était plutôt simple, n'est-ce pas ? Un gland en coupe ! On y voit aisément la jeune plantule vers le haut, prête à poindre le bout du nez lorsque le gland germera au printemps. Le gland est occupé par deux grosses masses blanchâtres (on devine un trait brun entre les deux masses), remplies de réserves sucrées, les cotylédons qui sont les deux feuilles embryonnaires.
Le gland est le fruit du chêne, provenant de la transformation des fleurs femelles après fécondation (pour jeter un oeil sur ces fleurs femelles au printemps, cliquez sur La floraison des arbres, un processus parfois inaperçu ). C'est un fruit sec indéhiscent, qui ne s'ouvre donc pas spontanément, et qui protège la graine dont on devine ici les téguments (la peau) bruns, juste sous la paroi du gland (verte).
Le gland est, en cette heure automnale, en dormance, un sommeil profond que même les douces heures de l'été de la Saint-Martin ne peuvent briser. La dormance permet à la graine contenue dans le gland (qui rappelons-le est un fruit sec indéhiscent, qui ne s'ouvre donc pas spontanément, et qui protège la graine dont on devine les téguments (la peau) bruns, juste sous la paroi du gland (verte)). Grâce à la dormance, pas de danger que la jeune plantule ne pousse et ne se fasse geler le bout des feuilles à la première incartade de l'hiver !
Au printemps, en écartant un peu le tapis de feuilles mortes dans les sous-bois des chênaies, vous risquez fort de tomber sur une pouponnière de chênes... Tous les glands sont réveillés et les plantules émergent, la racine d'abord puis la jeune tige feuillée. La construction de ces deux axes utilise les réserves carbonées stockées dans les deux cotylédons qui emplissaient la graine.

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