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Le Koicédon du 18 septembre : pistil de lis, la preuve par trois

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K 1749Le dernier Koicédon a tardé à se dévoiler, le coquin... C'est qu'il a fait preuve de beaucoup de pudeur... Pas facile de se dévoiler ainsi quand on est ... un sexe femelle de plante !

lis-1721.jpgLe Koicédon est l'extrémité d'un pistil de lis, vu de très près. On constate que cette extrémité, appelée stigmate, est couverte de petits "poils" qui sont en fait des papilles, des sortes de petits doigts chargés d'attraper les grains de pollen voyageant sur les poils du dos ou de l'abdomen d'un insecte. 

Lis-1734-2.jpgLe pistil est l'organe femelle de la fleur. Il renferme dans son ventre creux appelé ovaire, à la base du pistil, les ovules, petites boules sphériques abritant les cellules sexuelles femelles de la plante. Chez le lis, le pistil est construit par l'assemblage de 3 carpelles : ce sont les briques de base du pistil, 3 "petites bouteilles" creuses fusionnées.

lis-ovaire-1737.jpgLa preuve ? Quand on coupe à travers le ventre du pistil (l'ovaire), on reconnaît une structure à 3 sous-unités. Une autre preuve ? Le stigmate du pistil du lis est divisé en 3 lobes. 

lis 1741

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Koicédon du 18 septembre : une éponge pour le tableau ?

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K 1749En ces temps de rentrée des classes, la maîtresse réclame son éponge pour effacer le tableau... Mais est-ce bien cela, ce Koicédon ??

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Les poumons du cyprès chauve

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Cyprès chauve 9879Retour sur le cyprès chauve de la semaine dernière ... (pour mémoire,  Des conifères qui se prennent pour des feuillus... ). 

On n'a pas tout dit sur cet arbre surprenant ! Penchons-nous sur ses racines. Elles ont une curieuse tendance à sortir de terre et à pousser vers le ciel ! 

cypres-chauve-pneumatophores-9881.jpgEn forme de cônes dressés, les racines du cyprès chauve forment des excroissances aériennes. Elles sont emplies d'un tissu spongieux qui permet à l'air de circuler facilement. Branchées directement sur le milieu aérien, elles permettent l'entrée d'air dans les racines souterraines et donc assurent leur respiration. Pour un arbre qui vit au bord de l'eau, dans un sol asphyxiant ne délivrant pas facilement d'air, voilà qui est indispensable pour vivre normalement !

On appelle ces racines "poumons" des pneumatophores. Les pneumatophores sont fréquents sur les racines des arbres des mangroves (forêts tropicales des bords de mer), comme par exemple chez les palétuviers.pneumatophores-2.jpg

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Le Koicédon du 11 septembre : les petites roues des Apocynacées

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K 5498Le Koicédon de la semaine dernière est plutôt classique et quand on l'a vu une fois de près, on ne l'oublie plus ! 

Dompte-venin-5498.jpgLe dompte-venin officinal (Vincetoxicum hirundinaria, famille des Apocynacées) est une plante commune des bois et terrains rocailleux, sur sol calcaire. Les feuilles sont groupées par deux, opposées. Les fleurs blanc-verdâtre se développent à l'aisselle des feuilles supérieures. 

Chaque fleur ressemble à une petite roue à cause de la corolle formée de 5 pétales soudés et étalés en roue. Une couronne centrale parfait la ressemblance avec la roue : elle est formée par les 5 étamines soudées entre elles. Elles ont une forme dite "en écuelle", agrémentées de lobes courts, charnus et proéminents. Ce sont eux que l'on voit formant la couronne centrale.

Même topo dans le coeur d'une fleur de pervenche... c'est de famille (celle des Apocynacées) !

Vinca-minor-7988.jpgVinca minor 6161

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Des conifères qui se prennent pour des feuillus...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Cypres-chauve-9879.jpgLe cyprès chauve (Taxodium distichium, Taxodiacées) est un arbre conifère, c'est-à-dire qu'il ne porte pas de fleurs mais de petits cônes comme de mini "pommes de pin". Et pourtant, contrairement à la grande majorité des conifères, ses aiguilles douces et fragiles tombent toutes à l'automne, comme les feuilles des feuillus...Cyprès chauve 9906

Voilà qui explique son nom vernaculaire, le cyprès "chauve" car dépourvu d'aiguilles pendant l'hiver. Il n'est pas le seul à se distinguer parmi les conifères : le mélèze adopte la même stratégie !

Pour le plaisir des yeux, l'étage du mélézin (étage subalpin des forêts naturelles de mélèzes) dans les Alpes, fin octobre ...

mélézin 1926meleze-2338.jpg

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Koicédon du 11 septembre : petites roues

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-5498.jpgLe Koicédon de ce jour arbore de délicates petites roues de couleur crême.

Koicédon ?

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Lumières subalpines

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

anemone-des-alpes-5423.jpgEn altitude, au dessus de 1000 mètres, poussent des anémones ou pulsatilles des Alpes (Pulsatilla alpina, Renonculacées). Elles sont généralement blanches, mais sur sol siliceux, on rencontre sa variante jaune, une sous-espèce plus rare, l'anémone soufrée (P. alpina ssp apiifolia). Belle rencontre surprise avec ce petit phare jaune éclairant les prairies subalpines des cols alpins ...

Anémone soufrée 663

Col PtSBernard 624

Col du Petit-Saint-Bernard, point frontière entre la France et l'Italie, aux pelouses riches en flore et en anémones soufrées...

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Le Koicédon du 4 septembre : guides et repères de la digitale

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K 1670Le Koicédon de la rentrée était plutôt facile... Il suffit d'être un peu voyeur et d'avoir l'habitude d'aller voir sous les jupes des fleurs... 

digitale-1671.jpgLa digitale pourpre (Digitalis purpurea, Plantaginacées) est encore en fleur dans les clairières et lisières des forêts ou dans les landes. Elle doit son nom évidemment à la forme de sa corolle dans laquelle on peut enfoncer le doigt. Sa corolle est en effet formée de 5 pétales soudés entre eux en un tube bien clos. Sa forme lui doit d'être joliment appelée "doigt-de-Notre-Dame".

L'intérieur de sa corolle est tapissée sur sa base de taches sombres entourées d'un halo clair, blanc. Ce sont ce qu'on appelle des guides ou repères : taches très contrastées, elles sont disposées en une large ligne qui guident les insectes pollinisateurs jusqu'au fond de la corolle, telles les lumières d'une piste d'atterrissage guidant les avions dans la nuit. Au bout de la piste se trouvent les organes sexuels de la fleur, étamines et pisitil, et la source de pollen et de nectar recherchée par l'insecte visiteur. Et puis, en y regardant de plus près encore, on voit qu'un grand nombre de petits poils clairs tapissent la piste : loin d'empêcher l'entrée de l'insecte, ils lui permettent de s'agripper et de remonter aisément le conduit jusqu'au bout, comme des prises sur une voie d'escalade. Une corolle finalement bien pratique pour le bourdon gourmand ! 

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... et toujours la montagne ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Silene-acaulis-1137.jpgLe Silène acaule (Silene acaulis, Caryophyllacées) pousse en altitude, résistant au froid et aux vents par sa petite taille et la disposition de ses tiges en coussinets serrés. Il fleurit en été, se dépêchant de faire des graines avant le retour de la neige. 

Silene-acaulis-7775.jpgPlante parfaitement adaptée aux conditions extrêmes de la haute montagne (froid, neige, vents, UV agressifs, durée de la belle saison courte...), le silène sans tige est une orophyte (de oros = montagne et phuton = plante).

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Encore un peu ...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

MtPourri-Aiguille-rouge-1004.jpgMtPourri-Aiguille-rouge-1226.jpgEncore un peu des Alpes, de la fraîcheur des hauts sommets ...

Le Mont-Pourri dans toute sa majesté (3779 m) et à sa droite, l'Aiguille Rouge, le point culminant au-dessus de la station des Arcs. La haute montagne à portée de main...

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