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Parfums d'automne, "arums" passés

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Arum-maculatum-6407.jpgL'arum (Arum maculatum, Aracées) en a fini avec ses fleurs. L'automne fait maintenant flamboyer ses fruits rouges, luisants et toxiques. Ils se développent à la base de ce qui fut le spadice (relire la page Un Arum suave ...) et dont il ne reste plus maintenant qu'un petit morceau au-dessus des fruits bien serrés. Fierté dressée de l'inflorescence n'est plus que souvenir...

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La note bleue du Koicédon

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

6299Koicédon bleu, Koicédon blues... quelle est donc cette note bleue dans un monde si vert ?

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Le Koicédon avait-il la varicelle ?

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Erable-Rhytisma-acerinum-6376.jpgLe Koicédon de mercredi avait donc la varicelle ? Pas exactement mais des taches noires luisantes, entourées d'un élégant liseré jaune. C'est bien une maladie qui affecte les feuilles de l'érable sycomore (Acer pseudoplatanus) à l'automne, juste avant qu'elles ne tombent (ce qui ne cause aucun dommage à l'arbre puisqu'il se débarrasse purement et simplement de ces organes malades qui ont rempli leur office d'usines photosynthétiques toute la belle saison). Erable Rhytisma acerinum 6239

La maladie de la tache noire est due à la présence d'un champignon microscopique qui se développe dans l'épaisseur de la feuille dès le printemps. Ce champignon, le rhytisme de l'érable (Rhytisma acerinum), reste cantonné dans l'espace restreint de la tache et n'envahit pas l'arbre. 

K 6375La surface noire de la tache est mouchetée de petites bosselures, de petites "cloques" peu sympathiques : ce sont les organes sexuels du champignon qu'il exhibe à la surface de la feuille tandis que son mycélium (la partie non sexuée du champignon, formée d'un enchevêtrement de filaments) reste enfoui dans l'épaisseur de la feuille. Tandis que le mycélium se nourrit des douceurs sucrées de la feuille, les organes sexuels, des stromas, sortes d'agglomérats de filaments dans lesquels se fait la reproduction du champignon, libèrent sans pudeur les spores issues de la sexualité débridée du champignon.

Le rhytisme de l'érable est très courant et réapparait chaque automne sur les feuilles de cet arbre. Il n'a aucun effet néfaste sur l'arbre, n'affectant peut-être que son esthétisme, mais pour une courte durée puisque les feuilles tachées sont destinées à tomber, pourrir à terre ... et nourrir les champignons !

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Debout les arbres !

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

conf-lecoq.jpgUne fois n'est pas coutume... je vous invite mardi soir prochain à écouter la conférence grand public "Comment les arbres tiennent-ils debout contre vents et gravité", organisée conjointement par mon laboratoire le PIAF et le Musée d'Histoire Naturelle de Clermont-Ferrand. Si par malchance, vous n'êtes pas proche de Clermont, consolez-vous, voici un lien vers un article du Monde (Supplément scientifique du 1er septembre dernier), rédigé à l'occasion du 7ème congrès international de la Biomécanique des plantes que nous avons organisé fin août. Cet article, "La Mécanique des arbres" par David Larousserie, journaliste scientifique du Monde qui a passé un long moment au congrès avec nous, vous ravira les méninges en vous apprenant tout ce que les chercheurs de la communauté à laquelle j'appartiens font en ce moment ! link

Et si vous êtes pressés, révisez les pages de mon blog Comment les arbres poussent-ils droit ? et des arbres dans le vent  ...

Au plaisir de vous croiser mardi à Clermont !

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Qui s'y frotte s'y pique

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Ortie-poil-3766.jpgAttention danger ! ça pique, ça brûle, ça démange... pas étonnant, c'est un poil de tige d'ortie, grossi au microscope (il est en réalité de l'ordre du millimètre). Le poil est une cellule d'épiderme modifiée (une cellule de la "peau" de la tige d'ortie). Elle est allongée et durcie comme une aiguille. Le renflement sous l'aiguille est comme une ampoule remplie de liquides urticants, dont l'acide formique (vous connaissez, mais si, c'est l'acide de défense des fourmis). L'aiguille très fine et durcie par la lignine s'enfonce dans votre tendre derme et s'y brise, juste au niveau de l'ampoule. Celle-ci se déverse sous la peau, y répandant ses substances urticantes et brûlantes (voir aussi la page  Pourquoi les orties piquent? ). Alors évidemment, voilà une plante à éviter ou à "caresser dans le sens du poil"...

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Koicédon "cloqueux"

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K-6375.jpgUn Koicédon un peu répugnant, "cloqueux"... beurk... Koicédon ?

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Petits ballons de foot

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Thuya-cones-femelles-6354.jpgLe "thuya" (qui est en fait ici un Chamaecyparis lawsoniana, le cyprès de Lawson, un proche cousin du vrai thuya) est fréuemment utilisé comme arbre d'ornement, pour constituer les haies monotones des jardins. Volontiers dénigré depuis quelques années, rendons lui justice en s'approchant un peu et en collant notre oeil sur ses "mini ballons de foot". Il porte à l'automne des cônes femelles arrondis, réguliers, symétriques, portant 6 écailles opposées. Chaque écaille cache un trésor enfoui, une graine nue. Une simple coupe dans le cône écailleux suffit à montrer ces graines : Thuya-cones-femelles-6363.jpg

Pas de fruits chez ces conifères, comme chez tous les conifères ! Les graines ne sont pas emballées d'une chair juteuse. Pas de fruit car pas de fleurs au printemps sur les conifères ! Seulement des cônes, mâles ou femelles, portant sur leurs écailles ligneuses les sacs pleins de pollen ou les ovules, futures graines, non emballés dans un carpelle fermé hermétiquement. Le cyprès de Lawson comme tous les conifères appartiennent au groupe des Gymnospermes (littéralement, les "graines nues", en grec).

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La Botanique amusante : Coeur d'artichaut

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

K6125artichaut 6117

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Koicédon de mercredi dernier est culinaire ! RDV sur la page de la Botanique amusante pour apprendre (ou se souvenir...) comment est fait un artichaut, sous ses jupes... Cliquez ici : Coeur d'artichaut 

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Fougère fleurie

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Osmonde royale 4931Une fougère énorme, splendide, royale... aux grandes frondes (feuilles) découpées, d'un beau vert franc. Mais en s'approchant un peu du buisson verdoyant, surprise ! Des chandeliers marronnâsses dressés encombrent la fougère. Qu'est-ce donc ?

Osmonde royale 4859Ce sont des frondes particulières, fertiles. Dépourvues de pennes vertes, pas de photosynthèse pour ces feuilles-là ! Seulement des amas de sporanges, des sacs remplis de spores, les structures de la reproduction. Et d'ailleurs, les autres frondes ont des pennes vertes, bien efficaces pour la photosynthèse mais dépourvues cette fois de sporanges ; elles sont, elles, stériles

Donc en résumé, des frondes pour la photosynthèse, d'autres pour la reproduction comme des "fleurs" à part : les deux fonctions sont bien séparées contrairement à la majorité des fougères dont les pennes vertes portent en dessous les sporanges (voir La plante, une vie de schizophrène). C'est le lot de cette belle et grande fougère, l'osmonde royale, de son petit nom Osmunda regalis, la "fougère fleurie".

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Voyage au centre de la plante : la tige de bouton d'or

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

bouton d'or TIGE 5302Nouveauté de la rentrée sur le blog Des fleurs à notre porte ! On se miniaturise, on se rapetisse, on se minusculise... et zou ! Voyage au centre de la plante... 

Pour débuter cette rubrique, voyage au centre de la tige d'un bouton d'or, coupée en rondelles de saucisson très fines. La fine rondelle, très mince, délicate comme une dentelle du Puy (ou de Calais, selon vos origines) est traitée et colorée par des produits chimiques barbares, pour lui donner pleine transparence et couleurs contrastées. Elle est alors observée dans un microscope optique, un appareil somme toute assez simple, inventé depuis le XVIIème siècle : un jeu de lentilles grossissantes, une source de lumière, une sorte de grosse loupe pour observer ce que l'oeil ne peut percevoir seul.  

Que voit-on dans cet intérieur végétal ? De petits "ronds" qui sont les cellules composant la plante (nous aussi, nous sommes constitués de cellules, petites briques de base du vivant qui en s'assemblant forment du coeur, du foie, de l'os ou du cerveau; chez la plante, de la feuille, de la tige ou des bourgeons...). Les cellules s'organisent en tissus et les tissus en organes.

Aujourd'hui nous nous promenons dans la tige d'un bouton d'or. La tige est creuse (déchirée en son centre). Au bord de la tige, une rangée de cellules petites et bien rangées : c'est la "peau" de la tige (son épiderme). De drôles d'îlots s'alignent en un cercle à la périphérie de la tige. Ce sont les nervures de la tige, des tuyaux observés en coupe (et donc visibles par une "rond" eux aussi) qui assurent la circulation des liquides, les sèves, dans la tige. Regardons de plus près :

bouton d'or TIGE 5308La nervure est formée de deux tissus côte à côte, indiqués par les flèches verte (c'est le xylème) et rouge (c'est le phloème). Des petits tuyaux roses et d'autres plus gros, verts, sont serrés les uns contre les autres pour former le xylème (flèche verte). Dans ces tuyaux vides, morts, coule le fleuve d'eau (la sève dite brute), montant des racines du sol jusqu'aux feuilles en passant par la tige. Dans les tuyaux roses et petits du phloème (flèche rouge) circule plus lentement la sève élaborée, chargée des substances fabriquées par les feuilles vertes au soleil, des sucres essentiellement. Elle emprunte plutôt le chemin descendant dans la plante, des organes qui la fabriquent en haut (les feuilles) vers ceux qui ont besoin de sucres pour manger, croître ou stocker (les fleurs, les bourgeons, les racines...).

Enfin, on remarque aussi de toutes petites cellules épaisses et jaunes d'or qui encerclent la nervure : un peu de soutien pour ces nervures, pour étayer les tuyaux dans les tiges (c'est du sclérenchyme, un tissu rigide). Autour des nervures et emplissant la tige, un parenchyme de "remplissage", utile pour donner du corps à la tige. 

Bon voyage !

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