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Une luzule bien poilue

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Luzula campestris

Les luzules sont des "herbes fleuries", de celles qui peuplent nos jardins et qu'on ne devine pas entre les herbes vertes. Mettons-nous à plat ventre, nous verrons alors ces herbes velues !

Luzula campestris 2Leurs fleurs sont caractérisées par 6 tépales bruns et aigus (des pétales ressemblant à des sépales). Ils abritent 6 étamines bien jaunes et un pistil à 3 stigmates. De la famille des Joncacées, elles font partie de ces trois familles de plantes "graminiformes" (qui ressemblent aux Graminées ou Poacées), avec la famille des Cypéracées (les Carex ou laîches) et les Poacées.

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Le grand pétasite, une Astéracée peu frileuse

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Petasites hybridus

 

 

 

 

 

Le grand pétasite ou grand pas-d'âne est une grande plante vigoureuse des bords de fossés et de rivières en montagne. Il fleurit à la fin de l'hiver, parfois même en perçant la couche de neige.

Il forme d'abord une grosse grappe de fleurs à la tige pratiquement dépourvue de feuilles (elles sont réduites, en forme d'écailles). Les vraies feuilles, très larges comme des feuilles de rhubarbe (on appelle d'ailleurs cette plante la rhubarbe des marais), n'apparaissent qu'après la floraison. Ces feuilles en forme de coeur ou de rein sont grandes comme souvent celles des plantes vivant dans les milieux humides, ces zones de montagne qu'on appelle mégaphorbiées abritant des plantes aux larges feuilles, évaporant une grande quantité d'eau.

Petasites hybridus 2

Les fleurs sont minuscules, groupées en petits capitules, perchés sur la grappe. Chacune des petites fleurs s'épanouit à la périphérie de chaque petit capitule : on y distingue 5 pétales blancs, 5 étamines aux anthères soudées entre elles à travers lesquelles passe le pistil de la fleur, exactement comme dans une petite fleur de pissenlit (cf pour mémoire la page " le pissenlit n'est pas une fleur", dans laquelle on explique ce qu'est la fleur unitaire composant le capitule : http://desfleursanotreporte.over-blog.com/pages/Le_pissenlit_nest_pas_une_fleur_-4715979.html). La structure de cette fleur de pétasite est donc typiquement celle d'une Astéracée.
Petasites hybridus 3

 

 

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A la vitesse du sceau-de-salomon au galop...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Polygonatum multiflorum 2

Le sceau-de-salomon (Polygonatum multiflorum, Convallariacées) est une belle plante des sous-bois humides, ressemblant un peu au muguet par ses petites fleurs blanc-crème en cloche, pendant sous la tige arquée. La vraie tige de la plante n’est pas pourtant pas celle que l’on croit… Celle qui porte les fleurs n’est qu’une tige éphémère, qui ne vivra qu’une saison, tandis que la tige végétative est souterraine et vivace ! C’est une grosse tige, horizontale, gorgée de réserves sucrées, appelée un rhizome. Cette tige horizontale fleurit par le bout en donnant naissance à la tige florifère dressée de l’année, tandis qu’un deuxième bourgeon, latéral au premier, forme un nouvel article souterrain gorgé de réserves. Ce nouvel article passera l’hiver dans le sol, en sommeil et servira l’année suivante pour reformer une nouvelle tige florifère. La majeure partie de la plante (en terme d’espace mais aussi en terme temporel) est donc souterraine, loin de nos yeux !
Ainsi le rhizome du sceau-de-salomon (mais aussi celui du muguet ou celui de vos iris de jardin)  avance dans le sol, en explorant de nouveaux espaces, doucement mais sûrement, article après article, année après année…Et parce que les vieux articles finissent par mourir et pourrir dans le sol, l’ensemble de la plante se déplace comme un gros ver, mais à une échelle de temps qui rend son mouvement invisible à nos yeux pressés d’êtres humains ! Revenez dans 50 ans, le sceau-de-salomon aura changé de place !

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Des herbes qui fleurissent

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Arrhenaterum elatius 2Les fleurs des Poacées (ex-famille des Graminées, les "herbes") sont admirables de simplicité et de légèreté. Elles sont rassemblées dans une inflorescence typique appelée "épillet". Dans un épillet, chaque fleur est dépourvue de pétales colorés mais chacune est délimitée par deux "glumes" verdâtres, sortes d'enveloppes à 2 lèvres qui enferment les organes sexuels de la fleur.

Ces organes sexuels sont mâle (les étamines) et femelle (le pistil). Lorsque la floraison a lieu, on assiste à un grand déballage de sexualité à l'air libre... Les étamines jaunes sont pendantes au bout d'un filet très fin. Elles oscillent dans le vent, facilitant l'émission du pollen en grande quantité, petit et sec. Ce pollen est transporté par le vent jusqu'au pisitl, sorte de petit plumeau blanc qui "peigne" les courants d'air et intercepte le pollen volant.

La fécondation qui a lieu dans le pistil donnera naissance aux grains, le fruit des Poacées, appelé caryopse en botanique. Enfermé dans les glumes, le grain tombe au sol ou est consommé et emporté par les oiseaux qui réalisent alors sa dissémination. Pour le blé, on séparait le grain des glumes au cours du "battage" : le grain projeté en l'air retombe au sol tandis que la balle, les glumes, est emportée par le vent.

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La botanique amusante du lundi : le myosotis parle...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Myosotis 2

Le myosotis a des choses à dire ! Il parle à l'insecte ! Décryptons son message dans la rubrique La botanique amusante, dans la page ci-contre.

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Une rudérale au goût d'ail

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Alliaria petiolata 2

 

 

L'alliaire porte un nom proche de l'ail (Alliaria petiolata, Brassicacées) car elle possède des feuilles qui, froissées, dégagent une légère odeur d'ail. Ses jeunes feuilles sont ajoutées dans les salades où son goût particulièrement raffiné ajoute une petite note aillée. Beaucoup de plantes de cette famille de Brassicacées ont ainsi un goût piquant ou parfumé, à cause des composés fabriqués (l'alliaire, le radis, la cardamine, la moutarde, le colza...).

 

La fleur de l'alliaire est bien typique de la famille des Brassicacées : 4 pétales blancs en croix (ancienne famille des Crucifères...), 6 étamines dont 4 grandes et 2 petites, et 1 pistil central qui une fois fécondé s'allonge en un fruit longiligne, une silique. On les devine sur l'inflorescence, comme des longs becs marron.

 

On la trouve dans les haies, les broussailles, au bord des chemins, dans les lieux frais et ombragés. C'est une plante aimant les sols riches en nitrates, sols enrichis par les activités humaines, comme l'ortie à qui elle peut ressembler de loin lorsqu'elle est défleurie. On appelle ces plantes du cortège nitratophile ("qui aime les nitrates") des plantes rudérales (plantes des décombres).

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La muscatelle, une discrète qui joue aux dés...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Adoxa moschatella3Adoxa moschatellina, un nom bien compliqué pour une plante très discrète! Seule représentante de sa famille (Adoxacées), elle tapisse les sous-bois en colonies denses. On la repère à ses feuilles, découpées en 2 à 3 lobes eux-mêmes redécoupés mais incomplètement.

Adoxa moschatella2

Verdâtre et courte sur pattes, elle risque pourtant fort de ne pas être vue!  Son nom Adoxa ("privé de gloire") souligne ce manque de contraste qui la font ignorer du passant. Et pourtant, quelle merveille et quelle symétrie ! Ses fleurs verdâtres sont regroupées en une petite inflorescence cubique ! On dirait un dé... 5 fleurs : 1 au sommet et 4 sur les faces latérales. La fleur terminale est quasiment à l'horizontale où elle étale ses  4 petits pétales verts. 

 

 

C'est encore une plante de sous-bois (humide dans ce cas) qui fleurit au printemps (c'est donc une plante vernale, de vernis en latin qui signifie printemps). Elle s'épanouit avant que les feuilles des arbres n'obscurcissent le sous-bois. Elle prend naissance à partir de sa souche, petite tige renflée qui passe l'hiver en terre et se réveille au printemps.

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Dans le groupe des cressons, la dorine dorée

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Chrysosplenium oppositifolium

Au bord des ruisseaux, contre des rochers humides, arrosés par un suintement permanent, le cresson doré (ou dorine à feuilles opposées, Chrysosplenium oppositifolium, Saxifragacées) s'étale en tapis peu élevé car c'est une plante très basse. Il colonise facilement le lieu grâce à ses tiges couchées, rampantes qui s'enracinent de proche en proche et régénèrent de petits pieds. Encore une plante "insignifiante" car peu colorée et pourtant sa fleur est encore une merveille de délicatesse : pas de pétales ! mais 4 sépales verts, 8 étamines aux anthères bien jaunes. Quelques fleurs s'épanouissent au sommet de l'inflorescence, dans un berceau de bractées (de petites feuilles vertes qui souvent deviennent jaunes).

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Pimprenelle en attente de son Nicolas...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

Pimprenelle feuilles

 

 

 

 

 

La petite pimprenelle (Sanguisorba minor, Rosacées) est une plante des prairies. Elle se reconnait à ses feuilles finement découpées en folioles dentées et surtout à ses "fleurs". Ce sont en fait des regroupements de fleurs (inflorescences) en épis globuleux. Approchons-nous un peu pour observer les petites fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Pimprenelle fleurs femellesSur certaines têtes de la petite pimprenelle, on observe au sommet de petits plumeaux rouges, très fins et élégants. Ce sont les styles des fleurs femelles, le prolongement de la "boîte" carpelle dans laquelle se trouvent les ovules et les cellules sexuelles femelles. Chaque fleur est très réduite : pas de pétales colorés, seulement des sépales verts, courts, formant une coupe de laquelle émerge le plumeau.

Pimprenelle fleurs mâlesSur  d'autres épis, on observe cette fois des fleurs aux mêmes sépales, situées à la base de l'épi. Pas de plumeau mais de grands "fils" qui pendent et s'agitent au vent. Ce sont les étamines nombreuses (entre 5 et 30) de chaque fleur mâle. La pollinisation, émission du pollen et transport jusqu'aux carpelles des fleurs femelles, se fait par le vent : l'agitation des étamines à chaque souffle facilite ce processus.

La petite pimprenelle possède donc des fleurs aux sexes séparés dans l'espace (parfois, il peut y avoir un troisième type de fleurs sur l'épi, hermaphrodites). De plus, les fleurs femelles et les fleurs mâles ne sont pas mûres en même temps sur le même épi, ce qui favorise la pollinisation croisée (le pollen d'une plante ne peut en général pas féconder les fleurs femelles de la même plante). Les sexes sont donc aussi séparés dans le temps, un vrai divorce spatiotemporel !

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Le mélèze fait tout en même temps...

Publié le par Cakie Des fleurs à notre Porte

mélèze

Les rameaux du mélèze (Larix decidua, Pinacées) font tout en même temps : les jeunes aiguilles naissent sur les branches en petits plumeaux vert tendre, tandis que les organes de la reproduction, les cônes de l'année, se forment. Ses aiguilles sont peu coriaces, "douces" au toucher! Elles ne sont pas armées pour résister au froid de l'hiver, c'est pourquoi elles tombent à l'automne, faisant du mélèze le seul conifère à perdre ses aiguilles! Les mélèzes dégarnis en hiver ne sont pas morts!

mélèze 2 Les cônes mâles sont nombreux, jaunâtres et à maturité pendent sous les rameaux. Leurs écailles sont des étamines productrices de pollen, le véhicule des cellules sexuelles mâles.

Sur la même branche, les organes femelles sont de petits cônes rosés, dont les écailles portent les ovules contenant les cellules sexuelles femelles. Ils seront fécondés par le pollen pour fabriquer les graines. Le mélèze aime le vent puisque son pollen léger, sec et abondant est emporté par le vent et atterritsur les cônes femelles. Ensuite, les graines fabriquées sont ailées et disséminées elles aussi par le vent.

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